Patrick Guillien : Ospharm mesure pour vous l’impact des accords conventionnels

Patrick Guillien, Responsable solutions clients chez Ospharm

Il y a quelques mois, Philippe Roux nous parlait de la coopérative de services Ospharéa, créée il y a 38 ans par une dizaine de pharmaciens de l’ouest de la France et dont il est le Président.
Parmi les services proposés, le référentiel médicaments et produits de Santé Ospharm permet la production de tableaux de bords adaptés et performants. Depuis juillet 2017 et le rachat de La Source Informatique, Ospharéa et ses 7 500 pharmaciens adhérents proposent par ailleurs le logiciel Pharmaland, un logiciel complet, facile et connecté, construit pour accompagner les pharmaciens dans leurs nouvelles missions.
Aujourd’hui, c’est naturellement que le département Ospharm Datastat s’intéresse à l’impact des avenants conventionnels successivement signés sur les résultats de l’officine. Pour nous en parler, nous avons interviewé Patrick Guillien, Responsable solutions clients chez Ospharm, préparateur en pharmacie de formation et fidèle à Ospharm et ses clients depuis 12 ans, après une expérience professionnelle acquise dans la répartition pharmaceutique.


Celtinews : Patrick Guillien, nous sommes curieux de connaître le pourquoi, les contours de ce nouveau service proposé par Ospharm. La parole est à vous.

Patrick Guillien : Tout d’abord, la gestion de notre référentiel produit, sur la partie data dont je suis responsable, évolue sans cesse en réponse aux questions que se posent les pharmaciens et que nous transposons dans nos modèles.

Typiquement, ce nouveau service, mis à disposition fin 2019, répond à la demande des pharmaciens.
Leur mode de rémunération a changé et nous avons voulu mesurer l’impact de ces évolutions, en donnant des chiffres sur la totalité de notre panel, sans rentrer dans la bataille des syndicats et sans les interpréter.

Nous amenons du service en dehors du logiciel dans l’esprit de coopérative qui est le nôtre, sachant qu’un tiers des officines participe à notre panel représentatif au niveau national même si les officines à fort chiffre d’affaires y sont légèrement sur-représentées.

Il est également important de préciser que tous les changements ne sont pas couverts par ce nouveau service. Nous travaillons ici sur le périmètre des médicaments remboursables.

La simulation sur les données individualisées est gratuite pour les coopérateurs. Seule l’acquisition d’une part sociale de 1,52 euros à vie est nécessaire pour bénéficier de nos services ! Et il est possible d’avoir un état fourni pour la pharmacie tous les mois.

Notre livrable se présente sous la forme d’un tableau de bord avec focus sur la marge commerciale par tranches MDL et la compensation ou pas via les honoraires. Le pharmacien peut également apprécier sa situation par rapport à la moyenne du panel.

Celtinews : Que pouvez-vous nous dévoiler des résultats de ces simulations de façon globale et des avantages qu’en retirent les pharmaciens ?

Patrick Guillien : Le service vient juste d’être lancé et nous avons déjà 3 à 4% de retour de pharmaciens intéressés.

Certains groupements demandent ce nouveau service de façon systématique pour leurs adhérents et les comptables sont intéressés par ces données.
Systématiquement, à chaque fois qu’un document est envoyé à un groupement ou un comptable, il est aussi envoyé à la pharmacie. Nous travaillons dans une totale transparence relationnelle.

Cela étant dit, je ferai plusieurs commentaires sur les résultats globaux observés.

Tout d’abord, le profil de la patientèle prend de plus en plus de poids sur la répartition de la marge, (âge du patient, complexité de la délivrance, …), et nous constatons que plus la patientèle est âgée, composée de patients chroniques, de nourrissons ; plus l’impact de la réforme est fort.

Globalement, le résultat est positif avec un effet moins brutal sur la marge lors des baisses de prix fabricant. Mais rappelons que les baisses de volume et de prix du médicament remboursable ne sont pas spécifiquement pris en compte dans notre modèle.

Néanmoins, si le nouveau mode de rémunération semble jouer en faveur d’une stabilisation par rapport aux baisses de prix, nous observons des différences notoires entre officines.

Ces différences constatées d’une officine à l’autre sont sans lien direct avec le chiffre d’affaires mais sont corrélées comme précédemment évoqué à la structure de la patientèle. Les données recueillies nous donnent donc des indications sur les marchés à développer.

Notre outil sera enrichi au fur et à mesure de l’actualité législative autour des nouvelles missions et en permettra un meilleur suivi. Si nous répondons aujourd’hui à des demandes ponctuelles, la démarche d’Ospharm pourrait intéresser les syndicats dont certains reçoivent déjà les éléments à titre indicatif.

Bien sûr des outils similaires existent mais il semblait important à Ospharm d’accompagner l’évolution du métier avec un service assurant une récupération facile de l’information et s’appuyant sur une base de données solide. Le retour de nos clients confirme ces avantages.

Cette simplification des processus à laquelle Ospharm est attachée s’applique à d’autres services de notre activité.
Nos outils sont en train d’être totalement repensés en fonction des besoins exprimés par nos clients sur l’ergonomie, les modes d’accès aux données... Et nous aurons des annonces à faire de ce point de vue d’ici la fin du premier semestre 2020 au plus tard…

Celtinews, le 09/03/2020
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