MINISTERE DES FINANCES ; LOI « ASAP » Article 34 ; VENTE INTERNET de MEDICAMENTS

« Des poisons, supprimez leurs Gardiens et tuez les Patients ! »

Titre volontairement provocateur mais l’agressivité de la loi ASAP (accélération et simplification de l’action publique) et de son article 34 permettrait d’une certaine façon de détricoter le Code de la Santé Publique pour cautionner commercialement sous la même bannière que constitue la croix verte deux typologies de pharmacies en France :

- La science : Pharmacies en « dur », avec stock localisé, soumises à des contraintes législatives d’embauches de pharmaciens, dispensant au comptoir des médicaments sophistiqués bientôt à l’unité et destinées à répondre aux politiques de santé édictées par le MINISTERE DE LA SANTE pour accomplir des actes rémunérés de missions d’intérêt publique personnalisés (vaccins, TROD, BPM, EHPAD, etc.…).

- Le business : Pharmacies « virtuelles », avec stock délocalisé sur très longues distances, distribuant des médicaments publicitaires de masse via Internet pour le selfcare (automédication) et destinées à répondre aux exigences des actionnaires pour vendre un maximum de parapharmacie à prix discount en s’abolissant de l’embauche de pharmaciens sur les produits à taux de TVA supérieur à 2,1 %.

LES CONSTATS

- La France par rapport au reste de l’EUROPE est en retard dans le selfcare (se soigner soi-même), source AFIPA (industrie pharmaceutique).
- Les officinaux PRECURSEURS de vente de parapharmacie sur Internet ont du mal à résister à AMAZON.
- Les grossistes et leurs actionnaires internationaux de la Grande Distribution (GMS), cherchent des voies de développement via l’accroissement des stockages et la vente de médicaments.
- Le pouvoir d’achat des Français est en berne ce qui ferait croire que le médicament, son prix de vente, sa liberté d’accès, seraient la seule solution et, pire, qu’il n’est qu’un vulgaire produit de consommation courante dans un pays, la France, où la SS existe et où il est le moins cher du monde. Ce qui active les traders (spéculation mondiale) des ventes de médicaments ; l’une des causes de ruptures d’approvisionnements.

LES CONSEQUENCES

En excluant du Chiffre d’affaire qui indexe l’embauche de pharmaciens adjoints, les ventes de produits à TVA supérieure à 2,1% (au comptoir ou sur Internet) cette loi et son article 34, provoquera le licenciement immédiat et légal de centaines de pharmaciens adjoints par effet rétroactif et non discriminatoire, tout en bloquant de futures embauches (comme ceux de la GMS).

Le stock délocalisé sur grandes distances de médicaments destinés à la vente Internet et gérés par des sociétés tiers, ouvre une voie magistrale à des acteurs tel AMAZON (gardez en mémoire le corollaire des Arrêts de Travail délivrés à distance légalement) et de possibles délocalisations fiscales.
Avec aussi comme conséquences une augmentation des transports (pollution, esclavagisme de livraison ...) et en impactant les livraisons des grossistes en pharmacie.

Les mutuelles pourront être mises en porte à faux, lorsque cette structure proposera un jour et pourquoi pas, directement des médicaments payants encore moins chers que ceux remboursés par nos acteurs institutionnels.

Les politiques de santé avec ses missions nobles et utiles à l’HUMANITE seront discréditées, sans moyens pour les pharmacies « en dur » de les mettre en place (embauche de pharmaciens pour le suivi et les contrôles).

Mais surtout les PATIENTS (que nous sommes tous) seront considérés comme des consommateurs de médicaments, proies faciles livrées aux publicitaires, menteurs, spéculateurs et charlatans de tous poils, sans l’assurance de qualité, ni certitude de l’efficacité des produits commercialisés.
N’oubliez pas que l’automédication a eu pour effet collatéral d’induire des iatrogénies médicamenteuses graves (expérience catastrophique de libéralisation du paracétamol dans le Nord de l’Europe) qui seraient à charge de la SS en France.

CONCLUSION

Le MINISTERE DES FINANCES ET LA DGCCRF font un travail difficile et sont respectables.
Mais le MINISTERE DE LA SANTE est tout aussi respectable et les associations de patients comme les professionnels de santé (tous unis) cherchent à défendre les emplois (pharmaciens) et s’interrogent sur de telles propositions.
Bien évidemment nous savons tous qu’il existe aussi des lobbies, des groupes d’influence, des intérêts économiques, cela fait partie du jeu.

Il n’est pas question d’exclure notre profession des possibles que nous offre l’INTERNET de la SANTE (dans la VENTE comme dans l’EDUCATION) mais avec discernement, dans le respect des lois sécurisantes de notre société AU SERVICE DES AUTRES pour sa pérennité et, si l’HOMME réussira à vaincre le « coronavirus » (Ministère de la santé), qui réussira un jour à vaincre le virus de sa cupidité destructrice ?

A.COGITO
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