La pharmacie, un service de santé en voie de concentration

En FRANCE et pour l’instant, un scientifique du corps médical est rémunéré directement, implicitement selon ses connaissances scientifiques et ses actes. Par exemple : 
un médecin pour son diagnostic et la palpation, une infirmière pour ses connaissances en actes de soins et ses déplacements, un kinésithérapeute pour ses connaissances en anatomie et ses massages, un dentiste pour son diagnostic et ses travaux, une aide-soignante pour ses connaissances associées à ses services, etc…
 
SEUL le pharmacien trouve la rémunération de ses connaissances indirectement à travers un acte COMMERCIAL de vente de produits qui suivent les contraintes de communication liées à l’activité, celles financières de l’Etat (baisse des prix et des marges), de la sécurité sociale (baisse des remboursements ) et subissent les exigences économiques drastiques, parfois discriminatoires des laboratoires (commandes contractuelles sur objectifs prévisionnels toujours plus élevés) dans un monde concurrentiel.
 
Ce concept de rétribution commerciale unique assurant une pérennité individuelle de l’outil de travail au XXème siècle et transitoirement rentable pour les pharmacies discounts ou celles virtuelles, ne le sera plus (et très vite ) au XXIème siècle.
 
Ainsi, les groupements d’achats de pharmaciens sont la seule réponse à la survie d’un réseau de distribution qualitatif de santé avant la prépondérance des missions économiquement viables, professionnellement partagées et socialement acceptées.
 
Chaque groupement va grossir en nombre et en puissance c’est inéluctable, aidons les laboratoires scientifiques qui nous sont communs, partenaires sérieux dans le service, transparents dans le commercial.
Evitons le chantage commercial contractuel individuel, les ventes liées, ou autres pièges “abscons”, entrainant des sur stocks de produits qui avec une bonne gestion préalable auraient pu soigner des millions d’individus, éviter des montagnes de périmés et baisser un peu une gabegie annuelle de 15 milliards d’euros (remboursés ou pas ) voués à la destruction… il en va de la survie du réseau .
 
A COGITO
Commentaire
Folco Jean-Patrice
15/02/2019
Désolé Messieurs Rader et COGITO, le système évolue mais les raisonnements sont les mêmes depuis 30 ans. La réalité est tout autre que celle que vous dénoncez et rien que le fait de nous expliquer que chaque année 15 milliards de médicaments (remboursés ou pas), soit plus de 40% du chiffre d'affaires du réseau, sont jetés à la poubelle montre à quel point vous êtes déconnectés de la réalité. C'est bien de crier au feu mais quand il n'existe pas on perd toute crédibilité.
RADER Serge
14/02/2019
Et même le bon scientifique a beaucoup de mal à se faire entendre dans cette pensée unique dominée et manipulée par des lobbies industriels puissants et corrupteurs, leurs porte-voix et institutions de la Médecine Officielle à leurs bottes, avec la complicité des politiques et grands médias assujettis.
RADER Serge
14/02/2019
Merci A. Cogito. J'en demandais pas tant. Une chose est certaine, c'est qu'on a tort d'avoir raison trop tôt ! Les esprits manipulés ne suivent pas. Cordialement.
A COGITO
13/02/2019
Transmission de pensée car j’ai écrit ce texte en pensant à serge Rader (que je ne connais pas ) et espérant secrètement qu’il le lirait. En effet Monsieur Rader était précurseur (lanceur d’alerte ) pour certains points de vue sur cette thématique et qu’il a publiés dans celtinews il y a longtemps . Il est toujours là cela me fait plaisir , vigilant et je peux lire en pleine forme . Avant le pharmacien pouvait être un bon scientifique et un piètre gestionnaire , aujourd’hui il se doit d’être d’abord un bon gestionnaire seul ou au service d’investisseurs pour rester scientifique . Merci Monsieur Rader d’avoir éclairé de façon factuelle les plus jeunes d’entre nous et éclairé d’un langage de vérité le voile de la cupidité. A.COGITO
RADER Serge
07/02/2019
Cause toujours, tu m'intéresses ! Le phcien et l'industriel sont des frères ennemis obligés de faire avec, l'un cherchant à b..... l'autre. Sinon le système aurait évolué autrement depuis maintenant 30 ans d'inertie. J'oubliais, dans ce système, le phcien est un nain quand l'autre à tous les relais politiques et institutionnels à sa botte. Et ceci contre les intérêts des usagers et de leur Sécurité Sociale aussi asservie.
POITOU Pierre
04/02/2019
D'où sort le chiffre de 15 milliards de produits détruits ?
alindust
04/02/2019
Evidemment, seul les pharmaciens d'officine sont - parmi les professionnels de santé - des commerçants, et de surcroît simplement distributeurs au sens strict ! ...ils en ont d'ailleurs largement profité pendant des décennies....y compris en vendant - sous prétexte d'articles dits de santé - tout et n'importe quoi ! Distribuer des médicaments - parce que pris en charge par la collectivité - ne pouvait qu'à les amener à en optimiser la gestion dans une perspective évidente de maîtrise des dépenses de santé. En leur rôle de commerçants, à eux désormais de changer radicalement de modèle économique ! et de s'adapter au monde qui, depuis déjà qqes années - a dû évoluer....
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