Tests antigéniques en pharmacie : où en sommes-nous ?

Depuis quelques jours maintenant, les pharmaciens sont autorisés à réaliser des tests antigéniques à l'officine. A ce jour, la doctrine est de donner la priorité aux personnes symptomatiques, sans qu’une confirmation par le laboratoire soit nécessaire. « Il est probable que cette doctrine évolue dans le temps et des discussions sont actuellement en cours », indique Gilles Bonnefond, président de l’USPO. La pratique des tests pourrait notamment s’élargir aux plus de 65 ans, envoyés chez le médecin en cas de résultat positif, charge à ce dernier de décider d’une confirmation par test PCR. La réalisation de tests antigéniques chez les patients asymptomatiques non prioritaires aurait également tout son sens afin de sécuriser la possibilité de circuler, aller au travail, à l’école, sans être porteur du virus.
D’après le sondage de l’USPO arrêté au 4 novembre et auquel 25% des pharmacies ont participé (4 729 réponses), 53% des pharmacies ont déjà commandé des tests et 26% prévoient de le faire. 46% ont été livrés de leurs commandes alors que 53% sont en attente de livraison, ces données signant le stade de « mise en place » des opérations de dépistage en pharmacie dans lequel nous nous trouvons encore. 
6% des répondants ont déjà réalisé des tests, sont donc formés, opérationnels et l’ont fait savoir en quelques jours seulement, 35% vont le faire et 60% affirment ne pas en avoir la capacité au cours des prochains jours au moins.
Le lieu privilégié de réalisation des tests se répartit entre 58% dans la pharmacie, 34% dans un barnum extérieur et 8% dans un espace mutualisé. « Les ARS et les préfectures doivent réagir rapidement aux demandes de barnum » souligne Gilles Bonnefond. A noter que 72% des pharmacies ayant répondu au sondage de l’USPO souhaitent travailler seules, 23% en collaboration avec un infirmier et 5% avec un étudiant.
Concernant la démarche administrative, la ligne dédiée aux déclarations des cas positifs est déjà très encombrée nous dit la FSPF. C'est pourquoi, comme indiqué dans la lettre d'information OSMOSE, il est recommandé d'utiliser les messageries sécurisées de santé dont la FSPF rappelle la liste des adresses MSS.

Sources : Conférence de presse USPO 04/11/20, lettre d’information FSPF 01/11/2020
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire
No images were found.

Articles similaires