Moins de 15 % des médicaments et compléments alimentaires à conseiller

60 Millions de consommateurs a encore frappé. Le magazine édité par l'Institut national de la consommation a « passé au crible » 132 médicaments et compléments alimentaires (produits contre la fatigue, l'insomnie, ou favorisant la digestion, l'immunité…) et conclut que « moins de 15 % des produits […] sont à conseiller ». Sur les 60 médicaments sans ordonnance étudiés, 35 sont classés comme étant « à proscrire ».
La rédactrice en chef adjointe de 60 Millions de consommateurs, Christelle Pangrazzi, alerte sur la disproportion entre les risques encourus par leur consommation (infections, risques hépatiques, d'infarctus, de troubles neurologiques, etc., selon la réaction des malades aux substances) et leurs bénéfices souvent inexistants.
Concernant « les médicaments contre la toux et le mal de gorge, notre constat a été assez effarant car tous ces médicaments ont été classés rouge », a expliqué Christelle Pangrazzi, en précisant : « Aucun (des 12 produits testés) n'a prouvé son efficacité sur le mal de gorge ». Les vitamines en surdose que proposent certains compléments sont contre-productives voire « nocives », tacle également le magazine, alors même que les compléments alimentaires pour enfants, « d'autant plus inutiles que les carences sont rares à cet âge de la vie », sont de plus en plus présents sur le marché.
Du côté des antalgiques, 60 Millions de consommateurs reconnaît uniquement l'efficacité du paracétamol et de l'ibuprofène, et appelle à la vigilance vis-à-vis des surdoses, dangereuses pour le foie.
Le magazine souhaite une nouvelle réglementation plus stricte, imposant des notices plus claires ou encore une mention des effets secondaires des plantes et des huiles essentielles quand elles composent ces produits.

Source : AFP 15/10/2020
Commentaire
JPM
16/10/2020
BEN OUI... Si on mélange les médicaments avec AMM avec les pièges à cons renommés "compléments alimentaires" qui revendiquent tout et n’importe quoi. Si on mélange la Pharmacie et parapharmacie (ce qui ne veut rien dire) avec Épicerie (ce qui veut dire quelque chose) nous serions devenus des malhonnêtes. Et être malhonnête lorsqu’on a validé bac + 6 c’est inexcusable. Donc s’il faut que ce soit « 60 millions de consommateurs » qui se substitue à l’Ordre pour faire le taf, je suis d’accord. Et ça m’attriste.
MARCHAL MO
16/10/2020
1) notices plus claires... combien de patients les lisent ? 2) la règlementation concernant les compléments alimentaires doit être revue. Quoiqu'il en soit, si on veut être raisonnable, pas de cumul de ces compléments.
alindust
16/10/2020
Rien d'étonnant à ce désastreux constat ! - les médocs : la plupart des AMM obtenues sur d'anciens visas (en vigueur jusque dans les années 60) concernent des produits OTC pour lesquels la DPHM avait accordé une AMM dans les années 80 sans nécessité d'en prouver une quelconque efficacité et sur la base seule d'un usage historiquement 'sans danger'... ne donc pas s'étonner aujourd'hui que ces produits ne représentent une efficacité que très relative ! - compléments alimentaires : alors là, nous sommes en plein délire ! l'immense majorité d'entre eux ne sont que des produits marketing sans aucun intérêt physiologique (a fortiori thérapeutique !) destinés à un public urbain naïf, et souvent carrément bobo (ce qui aurait pu être à l'origine du fameux "allo, maman, bobo"...). Le vrai problème est que c'est bien la crédibilité des officinaux qui commercialisent ces pseudo produits de santé qui est en jeu !
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