La crème solaire pour enfant contient des "substances préoccupantes"

Deux associations de défense de l'environnement, Wecf France et Agir, demandent la saisine de l’ANSES pour « évaluer le rapport bénéfice/risque » de « substances préoccupantes » qu'elles auraient retrouvées dans des protections solaires pour enfants.
Ces associations demandent en outre « l'interdiction dans les produits pour enfants des ingrédients classés extrêmement préoccupants, dont des perturbateurs endocriniens et des nanoparticules : 4-MBC, homosalate, octocrylène, cyclypentasiloxane, cyclohexasiloxane, dioxyde de titane nanoparticulaire, phénoxyethanol notamment ». « De même, les substances parfumantes établies comme allergènes par contact chez l'humain (...) ne devraient plus être autorisées dans les produits pour enfants », font-elles valoir.
Elles réclament enfin « une enquête de la DGCCRF et de l'ANSM portant sur le respect des obligations d'étiquetage des ingrédients nanoparticulaires dans les cosmétiques ». Des « sanctions dissuasives » devraient être prises « en cas de violation de la réglementation ».
Sur les 71 produits solaires pour enfants analysés par ces associations, « 29 substances préoccupantes à des degrés divers » auraient été retrouvés. Parmi les produits sévèrement jugés figurent la Crème confort anti-sable Sun for Kids SPF 50+ de la marque Lancaster, la Brume fine solaire peau sensible 50+ enfant de Mixa ou encore le Transparent spray wet skin SPF 50+ de la marque Isdin Pediatrics.
De son côté, la Fédération des Entreprises de Beauté (Febea) fait valoir que tous les ingrédients utilisés dans les produits de protection solaire respectent la réglementation cosmétique européenne, « qui interdit notamment l'utilisation de tous les ingrédients classés comme perturbateurs endocriniens ». « Certains ingrédients cités par l'étude sont en cours de réévaluation : s'ils étaient finalement classés comme nocifs, ils seraient immédiatement retirés de l'ensemble des produits cosmétiques », réagit-elle. « Lorsque des nanoparticules sont ajoutées dans le produit, le fabricant doit en faire mention sur l'emballage uniquement dans certains cas bien précis. Il n'existe donc pas, comme le prétend l'étude, de fabricants qui ne respectent pas la loi », ajoute la Fédération.

Source : AFP 02/07/2020 
Commentaire
alfred gillois
05/07/2020
Pour les risques des perturbateurs endocriniens dans l'alimentation, les cosmétiques comme ici..., il y a un risque environnemental diffus pour toute la population : https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique-2/la-prevention-des-risques-professionnels-des-perturbateurs-endocriniens
BM
03/07/2020
Il n'existe donc pas, comme le prétend l'étude, de fabricants qui ne respectent pas la loi, ajoute la Fédération... Alors qu'il n'y a pas de loi, c'est bien joué
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