L’ANSES met en garde contre les couches urinaires

Selon l’audition du Group’Hygiène, plus de 1,6 milliard de changes absorbants ont été vendus en 2017 en France métropolitaine. Dans un avis publié mardi, l’ANSES met en garde contre les risques sanitaires liés au port de ces dispositifs médicaux chez les personnes incontinentes présentant des lésions cutanées.
L’ANSES indique que plusieurs substances chimiques (dioxines, furanes, PCB DL, formaldéhyde) dépassant les seuils ont été détectées dans des couches destinées aux personnes souffrant d’incontinence lourde mais « tant que la peau reste saine, il n’y a pas de dépassement des seuils sanitaires » précise -t-elle. En revanche, si la peau présente des lésions au niveau du siège, les substances chimiques dangereuses contenues dans ces couches « peuvent entraîner un risque sanitaire pour les populations, âgées ou jeunes » lorsque ces protections sont portées sur une durée supérieure à un an. Ce risque est d’autant plus vrai que le port prolongé ou quasi continu de ces protections entraîne la survenue de lésions.
Face à ces observations, l’ANSES demande aux fabricants d’éliminer ou réduire au minimum la présence des substances dangereuses, supprimer les substances parfumantes des couches et mieux maîtriser l’origine des matières premières utilisées.
Tous les effets indésirables liés au port de protection pour incontinence peuvent être notifiés via le portail dédié au signalement des événements indésirables​.

Source : ANSES 23/06/2020
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