Confinement : chute brutale de la consommation de médicaments

La consommation de médicaments a chuté entre le 17 mars et le 17 mai 2020, pendant les huit semaines de confinement et la première semaine post-confinement, selon un rapport publié par le groupement d’intérêt scientifique EPI-PHARE qui rassemble l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie.
Dans cette étude, l'analyse de 725 millions d'ordonnances de médicaments dispensées en pharmacie met en évidence « une forte baisse de l’instauration de traitements pour de nouveaux patients pendant le confinement (-39 % pour les antihypertenseurs, -48,5 % pour les antidiabétiques et -49 % pour les statines) », corroborant la baisse d’activité de médecine de ville enregistrée au cœur de l’épidémie. L'ANSM et la Cnam estiment que ces baisses correspondent à plus de 100 000 patients hypertendus, 37 500 patients diabétiques et 70 000 personnes relevant d’un traitement par statines qui n’ont pas été traités.
Cette diminution de consommation touche également les vaccins (-6 % pour les vaccins penta/hexavalents des nourrissons, -43 % pour les vaccins anti-HPV, -16 % pour le ROR et -48 % pour les vaccins antitétaniques la dernière semaine du confinement), les produits destinés aux actes diagnostiques médicaux (-62 % pour les coloscopies, -38 % pour les scanners et -44 % pour les IRM). Les examens non pratiqués (180 000 coloscopies, 200 000 IRM, 375 000 scanners) pourraient entraîner des retards de diagnostic et de prise en charge de certains cancers ou maladies graves, estiment les auteurs.
Dans le même temps, la consommation de somnifères et de tranquillisants a augmenté en France. Parmi la cinquantaine de classes de médicaments étudiés, les hypnotiques sont ceux dont la consommation a le plus augmenté lors de la première semaine après la levée du confinement le 11 mai (+6,9 % par rapport au niveau attendu, estimé sur la base de la même période en 2018 et 2019). Cette hausse oscillait entre 5 et 8 % pendant les trois dernières semaines du confinement. Les Français ont également consommé un peu plus d'anxiolytiques (+1,2 %), juste après le confinement.

Source : EPI-PHARE 09/06/2020
Commentaire
RADER Serge
19/06/2020
Effectivement les 1ères études effectuées sur le report des vaccinations chez les NN pendant la fausse pandémie Covid montrent une baisse significative des cas de morts subites infantiles.
maignan
18/06/2020
AUJOURD'HUI 18 JUIN, le mois me parait également bien parti pour être très à la baisse. La fin du mois a commencé le 15 ce mois-ci...
RADER Serge
18/06/2020
Je ne vois pas comment le vaccin antitétanique a pu baissé de 48% alors que ce vaccin a été retiré du marché en juillet 2018. De plus en France cette rarissime maladie n'est pas immunisante, je ne vois pas comment le vaccin peut l'être ! Si les couvertures vaccinales ont ainsi baissé, il serait dommage que ça ne puisse continuer, on s'apercevrait ainsi de la diminution proportionnelle de toutes les maladies chroniques consécutives aux vaccinations... et elles sont nombreuses !
YLM
16/06/2020
Sachant qu'il y a eu un pic de délivrance de renouvellements de traitements chroniques en début de confinement ou juste avant et que pendant le confinement les pharmaciens ont renouveler les traitements chroniques connus pour un mois (et non 3 mois ...), je ne comprends pas bien les chiffres cités pour l'instauration de nouveaux traitements sur 2 mois de confinement, cela laisserait penser qu'il aurait par mois en période normale des instaurations de traitements de l'ordre de : +19% pour les antihypertenseurs; +24% pour les antidiabétiques; 24.5% pour les statines ?
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