Un laboratoire stéphanois à la pointe des tests sur les masques

En pleine pandémie de Covid-19, un laboratoire près de Saint-Etienne a été certifié pour tester l'efficacité des masques chirurgicaux en utilisant de l'aérosol pathogène, une expertise seulement réalisée dans quelques pays.
Ce test de référence permet aux fabricants qui obtiennent un bon résultat de prétendre au marquage CE pour commercialiser leurs masques dans toute l'Union européenne. 
Depuis deux mois, des chercheurs de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne et de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne travaillent ensemble dans un laboratoire situé à Saint-Priest-en-Jarez. Leur objectif : mettre en service un banc de mesure pour évaluer l'efficacité de filtration bactérienne des masques chirurgicaux, c'est-à-dire leur capacité à capturer des gouttelettes d'aérosol contenant des bactéries. 
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de juger leur dispositif « conforme » aux exigences européennes et d'un « intérêt majeur » en pleine pandémie, selon un courrier destiné aux chercheurs. 
Saint-Etienne est actuellement « le seul établissement » en France capable de réaliser un tel test « à l'installation complexe », a précisé l'ANSM à l'AFP dans un contexte où la demande de tests s’est considérablement accrue avec l'importation et la production en France de masques de protection contre le nouveau coronavirus.
Les dispositions mises en place par ce laboratoire sont valables « dans le contexte de la crise » sanitaire, a précisé l'ANSM à l'AFP. « A terme », l'équipement de Saint-Etienne devra être soumis à une autre procédure d'accréditation. 
Les chercheurs, qui disent avoir testé 60 masques pour l'Etat et des industriels, sur un rythme de deux à trois par jour, espèrent trouver les fonds pour multiplier leurs capacités, afin notamment d'analyser les masques grand public en tissu. 
Ces masques grand public « fonctionnent très bien » pour filtrer 70 à 90% des particules de l'ordre de trois microns, a confié à l'AFP Paul Verhoeven, médecin chercheur à l'université de Saint-Etienne. Mais « l'idée est de voir s'ils peuvent satisfaire la norme des masques chirurgicaux », qui filtrent à 95% ou plus. 

Source : AFP 26/05/2020
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