Coronavirus : la Haute autorité de santé dit non aux autotests

Dans un communiqué publié lundi, la Haute Autorité de Santé (HAS) se prononce sur les tests sérologiques rapides – TDR, TROD, autotests – dans la lutte contre le COVID-19. Les TDR et TROD trouvent leur place dans la surveillance épidémiologique et la stratégie diagnostique, tandis que le recours aux autotests apparaît prématuré.
La HAS considère qu'il existe une « incertitude sur la fiabilité » des autotests et que sans accompagnement, « le patient prend le risque de tirer des conclusions erronées ».
En revanche, la HAS recommande l'utilisation des tests diagnostiques rapides (TDR) pratiqués en laboratoire et des tests rapides d'orientation diagnostique (Trod), qui complètent le panel des tests unitaires. Chacun correspond à des modalités de réalisation, mais aussi à des finalités différentes (diagnostic ou orientation diagnostique).
Les TDR sont des examens de biologie médicale, réalisés en laboratoire. La HAS préconise d’y recourir auprès des mêmes populations que les tests automatisables : en diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques, en cas de test virologique négatif mais de symptômes évocateurs de COVID-19, auprès des personnels soignants ou d’établissements d’hébergement collectif qui ont été en contact avec le virus et pour les enquêtes épidémiologiques.
Les tests rapides d'orientation diagnostique pourraient, eux, concerner plus de professionnels de santé. « Les Trod sont réalisables dans davantage de lieux et par tout professionnel de santé (médecins, sages-femmes, infirmier(e) s, pharmaciens…), voire les membres formés de certaines associations qui pourraient les faire en cabinet médical, en officine, à domicile… » développe la HAS, précisant toutefois que ces Trod ne peuvent se substituer aux examens de biologie médicale réalisés en laboratoire, seuls tests de référence : « Il est nécessaire après un TROD positif de confirmer le résultat par un test sérologique ELISA ou TDR ».
« Si cette recommandation concernant les Trod était suivie par les autorités, il faudrait encore attendre les textes réglementaires d'application. Nous n'y sommes donc pas encore », explique Carine Wolf-Thal, Présidente de l'Ordre des pharmaciens dans les colonnes du Parisien. Et d’ajouter « Mais s'il y a un intérêt scientifique et épidémiologique à réaliser ce test, les pharmaciens y participeront comme les autres professionnels de santé ».

Source : HAS 18/05/2020
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