Quand le confinement fait chuter l’activité des officines

Après un court pic d’activité la troisième semaine de mars, le volume des factures télétransmises a chuté de près de 20 % au niveau national la semaine dernière selon Résopharma, faisant apparaître un avant et un après confinement.
Au cours de la troisième semaine de mars, le volume des télétransmissions effectuées par les pharmacies vers l’assurance maladie a augmenté de près de 2 millions par rapport à la même semaine de février, une hausse directement liée à l’entrée en vigueur du confinement le 17 mars à midi. Les chiffres montrent une augmentation exceptionnelle des télétransmissions les 16, 17 et 18 mars.
Depuis et malgré les différentes mesures renforçant le rôle des officinaux, dont le renouvellement des ordonnances, le volume de factures télétransmises a chuté de près de 20 % la semaine dernière, une situation qui devrait se poursuivre avec le prolongement du confinement. De nombreuses officines ont déjà revu à la baisse leurs amplitudes d’ouverture et voient leurs salariés menacés de chômage partiel. Les petites officines de proximité seront les plus touchées économiquement, analyse la FSPF. « Il faut dès à présent prévoir des aides plus spécifiques pour elles. Il en va de la pérennité du réseau officinal et de l’accès aux médicaments en tout point du territoire » déclare Philippe Besset, président de la Fédération. Pour aller au-delà des aides prévues par l’Etat à ce jour, la FSPF a demandé à l’assurance maladie la création d’une « aide COVID-19 » qui contribuera à amortir les effets de la baisse d’activité prévisible en avril alors que les officines seront tenues de rester ouvertes et de maintenir le paiement des salaires de leurs personnels. « Aucune pharmacie d’officine ne doit être pénalisée, aucun salarié ne doit être lésé. Toutes les aides promises par l’État devront être accordées » conclut Philippe Besset.

Pendant cette période très particulière, les chiffres de la fréquentation des pharmacies officinales font montre de changements de comportements d'une semaine à l'autre, voire d'un jour à l'autre.
OpenHealth Company est en première ligne sur la surveillance de la crise sanitaire, notamment grâce à sa plateforme analytique The Hub et à 2 nouveaux modules dédiés : Pharmacy Monitoring Analysis & Pharmacy Monitoring Evolution.
Ces modules permettent d'analyser les données de la fréquentation des pharmacies officinales, jusqu'à la granularité journalière.

Source : FSPF 01/04/2020
Commentaire
ml
03/04/2020
Et ne parlons pas des officines de gros centre ville qui ont une clientelle très variée (administration, touristes, passage et peu de clients de quartiers), souvent des officines de tailles moyennes qui doivent supporter l'obligation d'avoir 2 diplômes et d'autres salariés sur une amplitude horaire large !! ça va faire mal ...
maignan
03/04/2020
Dans le Figaro de ce jour : "L'activité du secteur privé s'effondre en mars à un niveau jamais vu"
GG
03/04/2020
Je confirme, dans notre ville c'est un effondrement des pharmacies du centre ville (11 millions d'euros de CA en période normale) ou de galeries marchandes fermées qui au mieux deviennent des pharmacies de quartiers (le passage étant nul). Conséquences ; les bailleurs seront compréhensibles, les aides de l'Etat financeront les salaires, les banques vont repousser les échéances, les labos vont étaler leurs paiements ou ne pas se voir payer tout simplement et les stocks ne sont pas périssables. Le temps du déconfinement et de redémarrer l'activité. Plus tragique sont les petites officines qui auront du mal à s'en sortir MAIS paradoxalement celles de lieux touristiques ou de villégiatures doivent faire face à une organisation plus importante de leurs services, exode de la capitale oblige. Notons au passage la venue de patients nouveaux ou qui REDECOUVRENT le service de proximité de leur officine la plus proche de leur quartier (peut-être payé un peu plus "cher" ) , puisque les déplacements sont limités et interdiction d'aller dans les centres ville éloignés , là ou justement se trouve les plus grosses entreprises de pharmacies .... IL Y A DE QUOI REFLECHIR sur ce que révèle cette pandémie .
maignan
03/04/2020
Je crois que ce sont surtout les officines obèses de galerie marchande qui souffriront, avec leurs loyers dingues et 15 parsonnes à payer, pendant que la fréquentation de la galerie va vers les drives ou la livraison a domicile (tendance plus lourde). Un Comptable a déjà annoncé que les officines a 3 M de C.A avaient rejoint les groupe des officines en déclin, ce qui arrive va encore faire monter la barre du C.A plus haut...
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