Crise sanitaire et IVG : délivrance et honoraire exceptionnels

Dans le cadre du Covid-19 et de l’urgence sanitaire, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est désormais autorisée jusqu’à la 9ième semaine d’aménorrhée hors milieu hospitalier contre 7 auparavant, suivant un protocole défini par la Haute Autorité de santé (HAS). Les modalités de cette dispensation médicamenteuse, publiées au Journal officiel du 15 avril​, prévoient un honoraire de 4 euros pour le pharmacien.
La méthode médicamenteuse repose sur l'association de l'antiprogestérone mifépristone et d’une prostaglandine le misoprostol (hors AMM). Les séquences de traitement recommandées sont : une prise de 200 mg de mifépristone par voie orale suivie, 24 à 48 h plus tard, de 800 μg de misoprostol par voie orale, sub-linguale ou jugale OU une prise de 600 mg de mifépristone par voie orale suivie 24 à 48 h plus tard, de 800 μg de misoprostol par voie orale, sub-linguale ou jugale. L’administration par voie vaginale de comprimés de misoprostol destinés à la voie orale est à proscrire. Les patientes sont informées de la survenue de douleurs importantes dont la prise en charge est anticipée, et de la préconisation de ne pas rester seule à domicile. En cas de COVID-19, l’ibuprofène, antalgique de référence dans l’IVG médicamenteuse, est remplacé par le paracétamol associé à l’opium ou à la codéine.
Outre le timbre de la pharmacie, la date de délivrance et les numéros d’enregistrement, la pharmacie désignée par la patiente appose sur l'ordonnance la mention « délivrance exceptionnelle » et informe le prescripteur de la délivrance. Le pharmacien facture les spécialités délivrées sur la base du montant du sous-forfait médicament, en y ajoutant un honoraire de 4 euros.

Source : Celtinews 16/04/2020
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