Covid-19 : la revue Prescrire défavorable à l’hydroxychloroquine

La revue indépendante Prescrire, vient de rendre des conclusions négatives​ à propos de l'emploi de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19.
Les auteurs de la revue ont d'abord analysé un essai clinique comparatif non aveugle, hydroxychloroquine à fortes doses versus soins standard, mené à Shanghai sur 150 patients hospitalisés pour Covid-19 dont les résultats ont été rendus publics le 14 avril.
Dans cet essai avec un « bon niveau de preuve », la moitié des patients prenaient de l'hydroxychloroquine et « il n'a pas été démontré d'effet antiviral chez ces patients », écrit Prescrire. En revanche, le seul patient dont l'état de santé s'est aggravé faisait partie du groupe hydroxychloroquine. Globalement, des événements indésirables ont été notés par environ 30 % des patients du groupe hydroxychloroquine versus 9 % des patients du groupe témoin, soit une différence statistiquement significative.
D’autres études non randomisées ont encore été analysées, dont une série d’essais menée dans quatre hôpitaux d'Île-de-France. L’évolution de 181 patients atteints par le Covid-19 avec atteinte pulmonaire justifiant une oxygénothérapie a été comparée. 84 d’entre eux avaient commencé à recevoir de l'hydroxychloroquine (600 mg par jour) dans les 48 premières heures de leur hospitalisation et 97 n'en avaient pas reçu durant cette même période (groupe témoin). S'il n'y a pas eu de « différence statistiquement significative » sur l'amélioration de l'état de santé des patients, davantage d'effets secondaires cardiaques sont néanmoins apparus dans le groupe qui prenait de l'hydroxychloroquine, et 9,5 % d'entre eux ont dû interrompre ce traitement pour cette raison.
La revue Prescrire de conclure : « Au 15 avril 2020, on ne connaît pas encore de traitement qui réduit le risque d'évolution vers un covid-19 grave. Exposer les patients à l'hydroxychloroquine et à l'azithromycine augmente le risque d'effets indésirables cardiaques graves ».

Source : Prescrire 16/04/2020
Commentaire
SAURY Bernard
23/04/2020
Effectivement focaliser et conclure sur une seule étude chinoise discutable alors que les témoignages de très nombreux médecins en France dans le monde démontrent le contraire sème le doute sur le sérieux et l'objectivité de la revue Prescrire.
dupuy rozand daniele
21/04/2020
Une fois de plus l'hydrochloroquine plus azytnromycine n'a pas été donné en début de maladie mais quand le malade est hospitalisé d'après le prof RAOULT. Trop tard on n'arrivera jamais à savoir entre les égos de certains médecins et les enjeux économiques !!! Quel gachis
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