COVID-19 : usage des médicaments en ville durant l’épidémie

Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE constitué par l’ANSM et la CNAM publie les premiers résultats d’une étude de pharmaco-épidémiologie sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine depuis le début de l’épidémie en France.
Cette étude compare le nombre de personnes ayant eu une délivrance en pharmacie entre le début du mois janvier et la fin mars 2020, au nombre « attendu » de personnes, estimé sur la base de la même période en 2018 et 2019.
Les résultats mettent en évidence un phénomène de « stockage » pour les traitements de pathologies chroniques au cours des deux premières semaines de confinement, avec un surcroît du nombre de patients ayant eu une délivrance atteignant + 20 à + 40 % selon les classes thérapeutiques ainsi qu’une très forte diminution des délivrances de produits nécessitant une administration par un professionnel de santé, notamment les vaccins : - 50 à - 70 % pour les vaccins anti HPV, le ROR et les vaccins antitétaniques et – 23 % pour les vaccins penta/hexavalents des nourrissons en semaine 13.
Pour les médicaments en lien avec le Covid-19, les délivrances de paracétamol ont été plus élevées qu’attendu dès février, pour atteindre une augmentation d’un million et demi de personnes en semaines 12 et 13. En revanche, les délivrances d’AINS ont connu une forte baisse en semaine 13 (- 60 %, soit 500 000 personnes), en grande partie expliqué par la chute des délivrances d’ibuprofène probablement en lien avec la mise en garde par les autorités sanitaires. Le nombre de personnes avec délivrance sur ordonnance de Chloroquine/Hydroxychloroquine a fortement augmenté, particulièrement en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur : à partir de fin février pour la chloroquine, avec un pic le 27 février ; et à partir de la semaine 10 pour l’hydroxychloroquine (+ 21 % en semaine 10 puis + 70 % et + 145 % en semaines 12 et 13).
Cette étude se poursuit avec des résultats sur les 3 premières semaines d’avril qui seront communiqués début mai. Une mise à jour régulière sera mise en place par la suite.


Source : ANSM 21/03/2020
Commentaire
RADER Serge
29/04/2020
Ce sont de bonnes nouvelles, il y aura moins d'enfants touchés par les innombrables cas d'effets secondaires post-vaccinaux, dont hélas seulement autour de 1% sont déclarés. Sur ce sujet , il y aurait une belle étude à faire dans l'intérêt de la population ! Concernant le vaccin antitétanique, à considérer qu' il n'est plus commercialisé depuis août 2018, faudrait peut-être l' intégrer !
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