UDGPO : pour la réalisation de tests Covid-19 de masse en officine

« Nous sommes au contact quotidien des patients qui sont atteints du COVID 19, et nous remplissons notre mission de conseil et d’orientation dans le contexte très particulier de cette pandémie » rappelle Laurent Filoche, président de l’UDGPO, qui voit dans cette crise le rôle de santé publique du pharmacien se renforcer et revendique que des tests puissent être massivement réalisés en officine.
Si le rôle de santé publique du pharmacien s’est renforcé à travers les nouvelles missions comme le bilan de médication ou la vaccination, les pharmaciens rencontrent aujourd’hui un vrai succès d’opinion auprès de la population par le suivi et le réconfort qu’ils lui apportent. Le gouvernement leur a fait confiance pour rapidement et en toute sécurité, distribuer les masques aux autres professionnels de santé et aux personnes en première ligne en ville.
C’est dans le prolongement de cette action que l’UDGPO se mobilise pour élargir cette capacité au dépistage automatisé dès demain.
L’UDGPO appuie la stratégie de dépistage massif qui consiste d’abord à soigner les malades avec toutes les ressources possibles et mobilisables en mode gradué, compter les patients contaminés pour suivre l’évolution de la maladie sur les territoires et une fois que la courbe s’inverse, « déconfiner » progressivement en testant massivement la population.
Dans cette optique, la logistique de distribution de ces tests pourrait être faite par les répartiteurs pharmaceutiques. « L’officine de pharmacie apparait comme étant un lieu où peuvent se mettre en place ces tests et surtout leur suivi, nous sommes en mesure de remettre aux patients le résultat de ces tests et de faciliter le travail de nos biologistes. Nous pouvons aussi de manière fiable et sécurisée alimenter le Dossier Médical Personnalisé pour que le suivi du patient se fasse conformément à la législation en vigueur » propose le président de l’UDGPO.
Et d’ajouter pour conclure « L’UDGPO lutte ardemment pour que le rôle du pharmacien d’officine soit mis en valeur comme il le mérite et que le métier de Pharmacien ne soit pas galvaudé par des distributeurs avides de faire de notre système de santé une manne financière sans scrupule ».
En bref, c’est bien le rôle de santé publique des pharmaciens qui doit l’emporter.

Source : UDGPO 26/03/2020
Commentaire
ledoc84
31/03/2020
Non, mais je rêve ! Non seulement notre profession n'est jamais citée par les politiques ni les journalistes comme une profession de santé alors que nous sommes quotidiennement au contact de la population, mais certains voudraient nous faire faire les tests de dépistages du covid-19 alors que nous n'avons pas l’équipement ni le personnel qualifié pour. Chacun sont métier. Et pour finir par une "indemnité" de quelques euros voire tests faits gratuitement bien sûr ! Ce monsieur n'a qu'à les faire si il le veut ! Mais qu'il n'engage que lui !
Rauv
30/03/2020
Je demande à ne pas accomplir cette mission de tests massifs qui ne me conviennent pas pour ma petite officine avec qu'un personnel et mon âge de 71 ans travaillant encore pour quelques mois avec une santé fragile donc trop de risque
JPM
30/03/2020
C'EST QUOI CETTE FARCE ?.... Une officine n'est absolument pas conçue pour pratiquer de telles prélèvements, faute de locaux, de matériels et de personnels adaptés. On ne fait pas les coloscopies, ni les écouvillonnages gynécologiques et encore moins les ventilations assistées, c'est un simple rappel à celui qui semble l'avoir oublié. Déjà les labos les font à l'extérieur en "drive", alors cette proposition est un délire complet. Peut-être les premiers signes neurologiques d'une atteinte par un professionnel. BON RÉTABLISSEMENT À LUI.
Ben
30/03/2020
Ils jouent avec le feu... Nous n’avons aucun matériel de protection. Certains syndicats sont prêts à tout pour que notre ministre nous voit d’un bon œil. « Regardez tout ce qu’on apporte à la population... ». La course à la sur enchère, très peu pour moi. Un préparateur - 20 ans d’expérience.
Paget Nathalie
30/03/2020
Une armée sans munitions (pas de masques FFP2, pas de lunettes pas de sur blouse pas de charlotte) envoyée à l'abattoir ! C'est une bonne idée pour diminuer drastiquement le nombre de pharmaciens et de préparateurs en France. Là, où la grande distribution a échoué, l' UDGPO va certainement réussir, surtout si tous les syndicats lui emboîtent le pas ! Bravo !
cf
30/03/2020
M. Laurent Filoche, président de l’UDGPO a beaucoup de personnel "chair à canon" sacrifiable dans les grosses officines adhérentes de son réseau... Un personnel de malade, pas grave, on remplace... Je suppose par contre qu'il ne réalisera lui même aucun test, vêtu de combinaison jetable, charlotte, lunettes qu'on ne trouve d'ailleurs pas à l'achat... M. Bonnefond, son meilleur ami, va bien sûr lui emboîter le pas... Et M. Revel d'applaudir...
Nathalie Mariaud
30/03/2020
Après prise de renseignement auprès d’un biologiste pratiquant ces tests je tiens à signaler qu'il s’agit d’un ecouvillonage profond : il faut taper au fond pire que le prélèvement soit correct. Ce qui fait éternuer et tousser. Donc protection +++ nécessaire : pièce dédiée, sur blouse, masque FFP2. On a déjà pas de masques chirurgicaux !!!
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