Fin de vie à domicile : le midazolam bientôt disponible en pharmacie

Suivant l’annonce du ministère de la santé lundi, la « sédation profonde et continue jusqu'au décès » sera rendue possible au domicile. Le midazolam, un puissant sédatif jusqu'ici réservé à un usage hospitalier, sera disponible d'ici quatre mois dans les pharmacies de ville pour les « médecins qui prennent en charge des patients en fin de vie à leur domicile ».
Le midazolam injectable, un tranquillisant autorisé comme produit anesthésique et comme sédatif avant une opération, est recommandé en première intention par la HAS pour mettre en œuvre cette « sédation profonde et continue », à l'hôpital comme en ville.
Mais, « dans ce dernier cas, il apparaît que la disponibilité de ces médicaments n'est pas pleinement effective et que le cadre juridique de leur dispensation mérite d'être renforcé », communique le ministère après la publication de l'avis de la HAS qui a ouvert la voie à ce nouveau plan d’accompagnement de fin de vie.
Pour permettre la dispensation du midazolam dans les pharmacies de ville, l'Agence du médicament (ANSM) « procédera à une modification de son autorisation de mise sur le marché », afin de « répondre à la demande des patients et de leurs familles de pouvoir choisir de finir leurs jours à domicile » indique le ministère.
Dans ce cas, les médecins de ville devront « passer une convention avec une équipe mobile ou un service hospitalier de soins palliatifs afin de garantir la collégialité de la décision ainsi que l'accompagnement et le suivi des patients », est-il encore précisé.
Suivant le même communiqué, la construction du prochain plan de développement des soins palliatifs, évoqué par Agnès Buzyn début janvier, sera finalisée « avant la fin du premier semestre ». Près de 4 Français sur 10 décèdent à domicile ou en EHPAD.

Source : Ministère des Solidarités et de la Santé 10/02/2020
Commentaire
mathon frederik
12/02/2020
Heureusement que la bien pensance nous a refusé la clause de conscience il y a 2 ou 3 ans. M. Attalli peut enfin appliquer ses propositions c'est à dire éliminer ceux qui coûtent plus chers qu'ils ne rapportent. Je termine ma reconversion et je déchire ma carte de l'ordre.
olivier Rozaire
11/02/2020
C'est une très bonne nouvelle qui soulagera un peu l'hôpital. En effet en ville (et surtout en campagne), l'accompagnement fin de vie se fait jusqu'au besoin de Midazolam, et les patients sont ensuite hospitalisés uniquement pour pouvoir bénéficier de ce traitement et reste quelques jours à l'hôpital avant de retourner chez eux après décès.
Ajouter un commentaire