Le bilan de Prescrire pour mieux soigner

La revue médicale indépendante Prescrire a publié le 1er janvier 2020 une synthèse des recommandations éditées en 2019 en matière de prise en charge, de solutions thérapeutiques et de médicaments pour mieux soigner.
Ainsi, la revue met en avant l’efficacité de plusieurs médicaments comme le dupilumab (Dupixent) qui améliore les symptômes chez 30 % de patients gênés par un eczéma atopique en plus par rapport au placebo, après échec des traitements locaux et de la ciclosporine. De même, chez les patients dépendants à l’alcool, le Baclofène à doses modérées (30 mg par jour) doit selon Prescrire être considéré comme une option pour « aider à contrôler la consommation d’alcool ». La revue reconnaît aussi l’utilité du pembrolizumab (Keytruda) pour allonger la survie en cas de cancer bronchique métastasé et celle de l’axicabtagène ciloleucel (Yescarta) pour augmenter les chances de survie des patients atteints de lymphome.   
En 2019, deux alertes émises sur les risques médicamenteux sont rappelées dans ce bilan. La première concerne les risques cardiovasculaires plus élevés dans le mois qui suit la prise de diclofénac (Voltarène ou autre) qu’avec l’ibuprofène ou la naproxène. La seconde porte sur les cas d’hypoglycémies chez des patients traités pour un diabète causés par des médicaments antiviraux de l’hépatite C.
La revue souligne encore les progrès réalisés pour améliorer la prise en charge des patients avec une mention particulière pour l’échographie pulmonaire, examen aussi performant que la radiographie thoracique chez l’enfant souffrant de pneumonie, sans exposition à des radiations ionisantes. Dans le domaine de la psychiatrie de l’adulte, Prescrire note que lorsqu’un médicament neuroleptique par voie orale semble justifié en cas d'épisode psychotique, le choix entre les différents neuroleptiques possibles doit surtout être orienté par leur profil d'effets indésirables « étant donné l'absence de différence tangible d'efficacité » entre ces différents médicaments.
Enfin, le paracétamol est désigné comme le traitement de premier choix contre les maux de gorge d’origine infectieuse quand les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont à éviter puisqu’ils augmentent le risque de complications infectieuses graves comme les phlegmons.

Source : Allodocteurs.fr 06/01/2020
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