L’OMS alerte sur l’urgence à développer des antibiotiques innovants

A l’occasion de la publication de deux nouveaux rapports sur le manque d’antibiotiques en développement, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’alarme sur ce qui menace la lutte contre la propagation des bactéries résistantes aux médicaments, à l’origine du décès de dizaines de milliers de personnes dans le monde chaque année.
« Jamais la menace de la résistance aux antimicrobiens n'a été aussi immédiate et le besoin de solutions plus urgent » a déclaré le 17 janvier dans un communiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS qui en appelle aux efforts des pays comme de l’industrie pharmaceutique pour dégager des fonds durables et de nouveaux médicaments innovants. 
Actuellement, les 60 nouveaux médicaments en cours de développement dont 50 antibiotiques pour traiter les agents pathogènes « apportent peu d'avantages par rapport aux traitements existants et seulement deux ciblent les bactéries les plus résistantes » déplore l’OMS.
252 médicaments plus novateurs, au stade préclinique de leur développement, ne pourront pas être disponibles avant une dizaine d'années environ pour les plus avancés.
« Nous voyons que cela se propage et que nous sommes à court d'antibiotiques efficaces contre ces bactéries résistantes », a déclaré Peter Beyer, du Département des Médicaments essentiels de l'OMS, lors d'un point presse à Genève. « C'est l'une des plus grandes menaces pour la santé que nous ayons identifiées », a-t-il insisté.
Cette montée de l’antibiorésistance est notamment due à un mésusage des antibiotiques utilisés sur une trop courte période – ce qui donne à la bactérie une chance de survivre et développer une immunité – ou en trop grande quantité notamment dans l’industrie agro-alimentaire. 

Source : France Info 20/01/2020
Commentaire
Dubreuil Luc
25/01/2020
J'aurai été d'accord avec l'OMS entre 2010 et 2015 mais en 2020 nous avons des molécules nouvelles. pour les gram+ pas de problème avec les nouveaux antibiotiques type dalbavancine, tedizolide, daoptomycine Pour les gram négatifs le problème reposait mais a été en partie réduit des inhibiteurs de carbapénèmases ( vaborbactam, zidebactam, nacubactam , durlobactam, des minosides ( plazomycine) des cuclies eravacyclineo omadacycline) des inhibiteurs de toposiomerase ( gepodidacine) des fluroquinolones ( delafloxacine) des nouvelles familles disrupteur de membrane etc..; Sont-ils vraiment au fait scientifique ? mal conseillés ?
alindust
22/01/2020
YAKA ! FOKON !
GG
21/01/2020
Certes mais n'oubliez jamais que les marges utiles aux industriels pour leurs recherches sont polluées par les traders qui spéculent et vendent les médicaments avec des marges utiles aux fonds de retraite ou autres pensions et là on parle de coeff 400 voire beaucoup plus on ne parle plus de pourcentage mais de coefficient de gain additif au prix de revient. tout cela versus les malades victimes des scandales sanitaires de laboratoires pharmaceutiques peu scrupuleux, Ce qui est soulevé c'est le manque d'imagination malgré l'intelligence artificielle dans la recherche produit pas dans celle de la spéculation ou des manques de moyens . . Néanmoins, votre remarque reste pertinente au sens de la dynamique d'innovation des résultats concrets et des moyens que l'on se donne ; ce n'est pas le profit qui est criticable mais la hauteur du profit et surtout ce que l'on en fait.
hurard antoine
21/01/2020
Une des solutions si ce n'est la solution est d'ouvrir des perspectives de profits durables à l'industrie pharmaceutique et à son économie capitalistique ! Actuellement le discours ambiant c'est surtout : faites nous des antibiotiques plus efficaces, mieux ciblés, utiles à faibles et courtes posologies, pas chers et si ça marche qu'on en fasse un générique !! Il y a de quoi laisser perplexe un investisseur avisé...
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