Vente de médicament à l'unité dès 2022 : réaction des syndicats

La proposition de vente de médicament à l'unité votée en commission par les députés le 27 novembre dans le cadre de l'examen du projet de loi anti-gaspillage doit encore être examinée dans l'hémicycle en séance publique à partir du 9 décembre. 
L'amendement LREM propose la dispensation de médicaments à l'unité en pharmacie à partir du 1er janvier 2022 lorsque leur forme pharmaceutique le permet. Si la mesure est adoptée, un décret devrait ensuite préciser les modalités de conditionnement, d'étiquetage, d'information de l'assuré et de traçabilité.
Les arguments pour ? Les armoires des citoyens pleines de médicaments non utilisés, 1,5 kg par habitant chaque année selon les chiffres de l'Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM). La pollution des eaux liée au rejet de ces médicaments est un vrai sujet pour le député socialiste Guillaume Garot. Pour le MoDem Bruno Millienne, « il est temps que la France s'y mette, pratiquement tous les pays le font ». 
Jusqu'à présent, seules quelques expérimentations ont été menées dans les pharmacies volontaires d'Ile-de-France, de Paca, de Lorraine et du Limousin sous le quinquennat Hollande en 2014 sans jamais être généralisées. L’USPO qui a refusé de participer à ces expérimentations, s’insurge contre le manque total de concertation avec les professionnels de santé. Alors que la sérialisation sera prochainement opérationnelle dans les pharmacies, l’USPO s’interroge sur la pertinence et la cohérence de la dispensation à l’unité dans la mesure où le décommissionnement se fait à la boite et propose d’autres dispositifs pour renforcer l’adhésion des patients à leur traitements et le bon usage, lutter contre l’antibiorésistance et ainsi réduire le gaspillage des médicaments (utilisation des TROD angine, dispensation adaptée). De son côté, la FSPF parle d’une véritable « folie » et dénonce par le biais d’un Tweet de son président Philippe Besset du 28 novembre le délai d’application de la proposition « c'est exactement comme si l'État décidait que nous allions rouler à gauche le 1er janvier 2022 ».

Sources : AFP 28/10/2019 et syndicats
Commentaire
maignan
03/12/2019
Ca fait 40 ans que Bruxelles a choisi la boîte contenant le traitement recommandé. Merci à l'Assemblée de profiter de ce debat pour transposer la circulaire de droit européen dans le droit Français.
bernard h.
03/12/2019
A quoi va me servir mon automate ?
Hurard antoine
02/12/2019
Sérialisation et dispensation à l'unité : voilà un débat qui s'annonce littéralement vertigineux !!! Confondre le 1er décembre et le 1er avril est probablement l'origine de la résurgence de cette arlésienne de la dispensation à l'unité qui m'évoque furieusement les pharmacie-mobylettes de notre chère Afrique du temps pas si lointain ou cyclamed y envoyait nos restes
patin jean marc
02/12/2019
Ce n'est pas la peine de dire quoi que ce soit... De toute façon ce n'est pas faisable et réaliste dans un avenir proche. Il vaudrait mieux que les médecins respectent les posologies de l'AMM, les boitages sont prévus en fonction... Exemple : Si il y a une prescription d'antibio 2 par jour 8 jours et que le labo n'a fait que des boîtes de 14cp, le pharmacien devrait délivrer une seule boîte pour 7 jours et toucher un honoraire pour modification de la prescription
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