Sécurité des vasoconstricteurs : un rôle accru des pharmaciens

Largement utilisés pour le traitement des symptômes liés au rhume et pour certains disponibles sans ordonnance (comprimés à base de pseudoéphédrine), les vasoconstricteurs sont associés à un mésusage important : une utilisation prolongée au-delà de 5 jours majoritairement, une association entre vasoconstricteurs administrés par voie orale et nasale, ou encore le non-respect des contre-indications figurant dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) et la notice. 
Les résultats d’une enquête de pharmacovigilance présentée lors du Comité technique de pharmacovigilance (CTPV) de mars 2019 à l’ANSM, ont montré la persistance de cas d’effets indésirables cardiovasculaires et neurologiques rares mais graves, notamment infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral ischémique lors de la prise d’un vasoconstricteur. Afin d’améliorer leur bon usage et la sécurité des patients, l’ANSM souhaite, en concertation avec les acteurs concernés (usagers, patients et professionnels de santé, puis industriels), renforcer l’information au travers de la diffusion de documents en pharmacie, complémentaires aux notices et RCP. Une fiche d’aide à la dispensation des vasoconstricteurs par voie orale sera élaborée et diffusée courant janvier aux pharmaciens d’officine, afin notamment de rappeler les contre-indications de ces médicaments. Une fiche d’information présentant les recommandations de bon usage des vasoconstricteurs, leurs risques ainsi que les conseils en cas de rhume, serait également remise aux patients par les pharmaciens lors de la délivrance.
La dernière étape de la concertation est en cours, une phase contradictoire venant d’être initiée par l’ANSM auprès des laboratoires concernés.

Source : ANSM 17/12/2019 
Commentaire
Khoi
18/12/2019
De la concertation ? Avec une telle liste de contre-indications et de mésusage : ne serait-ce pas plus sage de retirer tous ces produits de la vente, tout simplement ?
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