Les sénateurs veulent favoriser le recours au TROD hépatite C en officine

133 000 personnes sont atteintes d'hépatite C chronique dont 19% seraient porteurs sans le savoir. Alors que la majorité des hépatologues se sont prononcés en faveur d’un dépistage élargi de l’hépatite C à l’ensemble de la population, la Haute Autorité de Santé (HAS) vient de rendre les résultats d’une évaluation médico-économique qui va à l’encontre de cette position. 
En parallèle, une disposition du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) est actuellement en discussion pour organiser les conditions de remboursement des TROD en officine. Mais attention, l’arrêté du 1er août 2016 qui fixe la liste des TROD susceptibles d’être utilisés en pharmacie n’inclut pas ceux concernant l’hépatite C. 
Pour les sénateurs, cette lacune est regrettable et s’oppose à l’objectif que le gouvernement s’est fixé en 2018 d’éliminer le virus de l’hépatite C en France à l’horizon 2025. Aussi, les sénateurs ont adopté un amendement destiné à rappeler au gouvernement « la nécessité de permettre la réalisation et la prise en charge des TROD du virus de l’hépatite C en officine de ville ». Ce texte résistera -t-il à un nouvel examen des députés et au passage en commission mixte paritaire, le gouvernement s’y étant déclaré « défavorable » ? 
Une expérimentation, validée par le comité technique de l’innovation en santé, est déjà en cours en Occitanie depuis fin septembre, conduite par l’équipe Mobile Hépatite du CH de Perpignan, proposant un dépistage par TROD en officine aux personnes identifiées comme susceptibles de présenter un ou plusieurs facteurs de risque. L’objectif de cette expérience est de réaliser 10 TROD par semaine et par pharmacie pendant cinquante semaines, soit l’inclusion de 5 000 patients.

Source : Celtinews 04/12/2019 
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