Réforme de la PACES : les étudiants se mobilisent

L’avenir du système de santé se dessine clairement aux yeux des étudiants avec tous les changements inhérents aux projets de transformation du secteur sous l’effet du vieillissement de la population, du numérique, ou de l’intelligence artificielle. La transformation du système de santé implique l'ensemble de la société : État, professionnels de santé, citoyens et étudiants. Multidisciplinarité, collaborations et exercice coordonné marqueront l’avenir, les étudiants en santé affirmant leur volonté de coconstruire avec l'ensemble des parties prenantes.
La fin du Numerus Clausus et de la Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES) annoncée par le Président de la République devait permettre de repenser l’entrée dans les études de santé. Aujourd’hui pourtant, c’est la désillusion. Devant des textes jugés flous, les futurs étudiants ne savent toujours pas à quoi va ressembler leur première année de formation, et les moyens financiers de la part de l’Etat semblent raisonner par leur insuffisance. Finalement, le recrutement des étudiants ne changera pas et seul un léger renouveau des programmes est encore espéré, malgré des discours unanimes sur le changement de paradigme du système de santé et le besoin d’une formation efficiente des futurs professionnels de santé. Les étudiants se disent prêts au changement. « La décision est entre les mains des Universités. La réforme se voulait ambitieuse. Force est de constater qu’elle a, aujourd’hui, perdu de vue ses objectifs. Ne laissons pas le manque de temps expédier la formation des futurs soignants et condamner l’avenir de la Santé en France ! » clament l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France), l’ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie de France) et la FNEK (Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie).

Source : ANEPF 06/11/2019
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