Vente en ligne de médicaments : une proposition de loi pour 2020

Philippe Besset, président de la FSPF, a annoncé le 20 octobre, lors d’un atelier sur l’e-commerce dans le cadre du 72e congrès des pharmaciens, qu’une proposition de loi visant à faciliter la vente en ligne de médicaments en autorisant la mutualisation des moyens des officines sera déposée au Parlement début 2020 par Bercy et le ministère de la Santé.
Le texte autorisera les officinaux de se regrouper pour simplifier la vente en ligne, avec des systèmes d’information autour de groupements, a indiqué Philippe Besset, d’après le projet avant la concertation menée avec la profession et arbitrée par le premier ministre. Les syndicats officinaux et l’Ordre des pharmaciens ont pu faire part de leurs commentaires sur ce projet qui reprendrait les propositions de la profession.
Dans le cadre du régime réglementaire actuel, 750 sites Internet sont répertoriés en tant que pharmacies et parapharmacies en ligne en France, dont 583 e-pharmacies ayant réalisé un chiffre d’affaires de 162 millions d’euros en 2018 (estimation 2019 : 185M), dont environ 12% sur des médicaments avec AMM, un marché en baisse de 20% en 2018, alors que la vente de produits parapharmaceutiques en ligne a augmenté de 10%.
Un cadre législatif français moins restrictif devrait permettre un réel développement du marché de la vente en ligne, sans avoir à subir la concurrence des sites basés dans les pays voisins.
L’assouplissement de la réglementation sur les locaux de stockage, en matière de publicité en ligne, mais aussi l’adaptation du seuil de chiffre d'affaires au-delà duquel un pharmacien titulaire doit recruter un pharmacien adjoint supplémentaire, figuraient également parmi les suggestions émanant de l’Autorité de la concurrence. Le ministère des Solidarités et de la Santé et Bercy semblent avoir opté pour la mutualisation des moyens des officines, premier volet des propositions de l’Autorité de la concurrence.
Concernant la stratégie digitale de la FSPF, le syndicat va prochainement proposer à ses adhérents une offre développée par Resopharma afin qu’ils disposent d’une vitrine digitale sur une application et le site web lepharmacien.fr. Le portail inclura les informations pratiques sur l’officine, notamment sa géolocalisation. L’officine aura également la possibilité de posséder un site personnalisé afin que le patient puisse télétransmettre son ordonnance et commander des médicaments à PMF ou PMO (prescription médicale obligatoire), à partir de son ordonnance, commande à retirer à l’officine dans les deux jours sur le modèle du "click & collect".

Source : TICSanté 22/10/2019
Commentaire
MS
24/10/2019
Et dans quelques années on reviendra en arrière, comme pour le libre accès ....
A. Benabid
23/10/2019
Et ce monsieur, président d’un syndicat qui prétend défendre la pharmacie de proximité !!! C’est quoi la proximité pour internet ? La proximité est rayée des arguments à opposer à Leclerc ou Carrefour . N’importe quoi. Il ne manque que le 1/3 payant par internet. Il faudra renouveler sans frais de port Kardegic ou Uvedose. Le pire ennemi est celui de l’intérieur. J’ai beaucoup plus peur de Besset que de Leclerc. Il y’a de quoi vous dégoûter du soi-disant syndicalisme. Si ces affairistes étaient vraiment courageux, ils serai d’accord pour que les GMS vendent de l’OTC et que la vente en ligne soit à l’échelle européenne.
SP
23/10/2019
Bel exemple de conflit d'intérêt où un syndicat défend sa structure et sa SA et non la profession... Mais c'est vrai que la FSPF va être plus forte qu'AMAZON... où avais-je la tête ???
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