L’Académie de pharmacie veut revoir les pictogrammes grossesse

Un décret paru en octobre 2017, impose aux titulaires d’AMM d’apposer un pictogramme « Danger », à ne pas utiliser sauf en l’absence d’alternative thérapeutique ; ou « Interdit », à ne pas utiliser même s’il n’existe pas d’alternative thérapeutique, sur le conditionnement extérieur des médicaments considérés comme tératogènes ou fœtotoxiques.
« À ce jour, 60 à 70 % des spécialités sont dotées de l’un de ces pictogrammes », choisis sur la base d’études disponibles précliniques (in vitro et/ou chez l’animal) ou cliniques, « alors que seules 10 % des spécialités disponibles sur le marché français devraient être concernées » indique l’Académie nationale de pharmacie pour qui l’absence de liste officielle de médicaments relevant de cette disposition, incite les fabricants à élargir le champ d’application de ces pictogrammes dans un souci médico-légal.
L’Académie nationale de Pharmacie, en accord avec le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT) recommande : le maintien d’un pictogramme uniquement sur le conditionnement extérieur des médicaments avérés dangereux pour l’humain ; de ne conserver qu’un seul type de pictogramme : « Médicament + Grossesse = Danger » ; l’usage de ces médicaments pendant la grossesse devant faire l’objet d’un dialogue singulier entre le médecin et la patiente.
« Comme souligné par l’Académie nationale de médecine dans un communiqué de février 2018 et, selon les souhaits du Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT), il est impératif que des dispositions rapides soient prises pour modifier le décret de 2017 dont les modalités d’application le rendent actuellement contre-productif » argumentent encore les académiciens.

Source : Académie nationale de pharmacie 25/09/2019
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