Assurance maladie : le retour à l’équilibre repoussé à 2023

Alors que l'Objectif de progression des dépenses d'Assurance maladie (Ondam) avait été porté à 2,5 % en 2019, il va revenir à la trajectoire initiale de 2,3 % en 2020. La hausse devrait atteindre près de 5 milliards, à 205,3 milliards d'euros en 2020, soit une coupure de 4,2 milliards par rapport à la pente naturelle. L’effort passera notamment par la mise sous pression des laboratoires, des hôpitaux et des prescriptions afin de maintenir le déficit de cette branche de la Sécurité sociale à 3 milliards d'euros.
Les laboratoires n’ont pas obtenu ce qu’ils demandaient. Le poste médicament et autres produits de santé se voit assigner 1,345 milliard d'euros d'économies, dont 200 millions sur les dispositifs médicaux avec la création d’un outil de régulation pour limiter la progression de leur coût à 3% par an. Un marché du fauteuil roulant d'occasion remboursé va aussi voir le jour.
Par ailleurs, le déremboursement de l’homéopathie et l'évolution du panier de soins remboursés doivent permettre d'économiser 200 millions.
Le budget des établissements de santé croît de 2,1 % contre 2,4 % pour les soins de ville, l'objectif numéro un restant de diminuer le nombre de nuitées hospitalières et gagner encore 215 millions. L'optimisation des achats et les réorganisations de l'hôpital et de l'Ehpad devraient pour leur part produire 830 millions d'euros d'économies alors que les établissements médico-sociaux bénéficient d'un rattrapage avec un budget en croissance de 2,8 %.
Les prescriptions restent sous surveillance. Plus de certificats médicaux obligatoires pour les mineurs qui veulent pratiquer une activité sportive afin de limiter le nombre de consultations médicales. Les pharmaciens pourront dispenser sans ordonnance des tests rapides remboursés pour éviter le recours abusif aux antibiotiques. Les hôpitaux seront incités à recourir aux biosimilaires et contraints à ne pas s'écarter des pratiques normales de prescription. Autres économies attendues : 120 millions sur les transports sanitaires, et 145 millions sur les indemnités journalières, via notamment la fin des majorations pour les arrêts de travail de plus d'un mois des parents de famille nombreuse. La lutte contre la fraude doit rapporter 90 millions de plus.

Source : Les Echos 30/09/2019
Commentaire
GG
01/10/2019
Homéopathie 200 millions c'est rien, "Le poste médicament et autres produits de santé se voit assigner 1,345 milliard d'euros d'économies" une pécadille ... etc ... on se demande alors pourquoi les Ministres d'Etat se décarcassent à vouloir gérer ses "petits riens" payés par les autres et qui chagrinent tant les hypocondriaques.
maignan
01/10/2019
Maintenir le déficit à 3 milliards pour un budget de la branche Maladie a 205.3 milliards ça fait donc 1,5% à trouver. Ce n'est pas affolant. Les médias vont faire comme si ça l'était (cons ou com-plices?) mais c'est vraiment usé jusqu'à la corde leur sketch.
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