FSPF : renégocier oui mais à la hausse

Devant le dépassement du montant total des nouveaux honoraires prévus dans l’avenant n°11 qui devrait atteindre 150 millions d’ici 2020 en raison de la mise à jour de la liste des médicaments dits « spécifiques », l’Assurance maladie a fait savoir fin août qu’elle envisageait des mesures correctives afin de récupérer ce montant excédentaire.
700 spécialités ont été réintégrées à la liste en décembre dernier alors que 1 000 codes CIP (insulines, antibiotiques en voie locale, antiagrégants plaquettaires...) manquaient dans celle communiquée aux syndicats par l'Assurance maladie en septembre 2018, rappelle le syndicat. Dans le cadre d’une négociation, deux options seraient envisagées, la diminution des montants des honoraires via un avenant conventionnel, ou la modification des paramètres de la marge par arrêté, deux options que le conseil d’administration de la FSPF rejette d'emblée car jugées contraires à l'intérêt de la profession. « Même avec l'apport de ces 150 millions d'euros dans l'économie officinale, le niveau de la rémunération restera très inférieur à celui de 2016, année de référence inscrite dans l'avenant n°11 » affirme Philippe Besset, Président de la FSPF.
« Les baisses de prix sur les médicaments se poursuivent. Le déremboursement de l'homéopathie va générer une perte de marge d'environ 120 millions d'euros. La ROSP sera réduite de près de 100 millions d'euros en deux ans à la suite des avenants signés par l'USPO. De plus, le PLFSS pour 2020 s'annonce menaçant » continue -t-il. Autant d’éléments du contexte économique s’opposant à l’engagement des pharmaciens dans les nouvelles missions d'urgences, de prévention et de dépistage prévues par la loi de santé.
Philippe Besset de conclure « L'équilibre économique est un tout. Il faut renégocier... mais à la hausse ».

Source : FSPF 11/09/2019
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