Dépenses de santé : le reste à charge des Français en baisse

Selon la Direction des recherches, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), qui publie son rapport sur les dépenses de santé en 2018, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) continue de ralentir (+ 1,5 % en 2018, contre + 1,7 % en 2017). Elle s’élève à 203,5 milliards d’euros, soit 3 037 € par habitant avec un reste à charge en diminution. La participation directe des ménages ne représente plus que 7 % de la consommation de soins contre 7.5 % en 2017. Le reste à charge annuel par Français de 210 € est le plus faible de tous les pays de l’OCDE.
La baisse du reste à charge moyen s’explique en partie par la hausse du nombre de pathologies de longues durées (cancer, diabète), liées au vieillissement de la population, de plus en plus de patients étant ainsi exonérés de ticket modérateur.  
Ce reste à charge se répartit surtout entre les soins de ville, comprenant les dépassements d’honoraires et les soins dentaires prothétiques (40 %), les médicaments (30 %), et l’optique (18 %). Malgré la très forte intervention publique, les soins hospitaliers représentent 13 % des dépenses directes des ménages. L’optique est le domaine où les ménages sont le plus mis à contribution avec un ticket modérateur de 21 % en moyenne, suivi par les médicaments, 12,6 %, avec un reste à charge qui diminue du fait de la hausse de la consommation de médicaments remboursés à 100 %.
Plus généralement, le ralentissement des dépenses de santé s’explique par la décélération des soins hospitaliers (+0,8 % contre +1,6 % en 2017). Les dépenses des médecins de ville connaissent un fort accroissement (+2,9 % contre 2,7 % en 2017), mais la hausse est modérée par des mécanismes de régulation des dépassements d’honoraires qui atteignent 55 milliards d’euros, soit 27 % de la CSBM.
La consommation de médicaments est stable (-0,2 %) et s’explique par une forte baisse des prix, compensée par une augmentation des volumes consommés. La consommation en optique grimpe de 4,6 % en 2018, en raison d’une hausse des remboursements par les organismes complémentaires, permise par la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise depuis 2016.

Source : DREES 10/09/2019
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