Canicule 2019 : dix fois moins de décès qu'en 2003

Alors que la France a battu en juin son record absolu de température avec 46,0°C enregistrés dans l'Hérault le 28 juin, les deux épisodes de canicule qui ont touché la France en juin et juillet ont entraîné 1.500 décès supplémentaires, soit dix fois moins que le nombre de décès liés à la canicule de 2003, a annoncé hier Agnès Buzyn dans l'émission « Questions politiques » diffusée sur France Inter et France Info.
En parallèle, la direction générale de la santé (DGS) a publié des détails : « 1 435 décès en excès » sont imputables à la canicule, « 567 lors de la première vague de chaleur et 868 lors de la deuxième, soit une surmortalité relative de 9,1 % ». Les personnes de plus de 75 ans sont les plus touchées avec 974 décès et les 65-74 ans ont été plus victimes de la seconde vague. Dans les départements placés en vigilance rouge - le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, l'Hérault et le Gard en juin, vingt départements en juillet - la surmortalité est 50 % plus élevée que dans les autres. Par ailleurs, 10 personnes (8 lors du premier épisode et 2 lors du second) sont décédées sur leur lieu de travail, en lien avec la chaleur. Tous sont des hommes, dont la majorité travaillait en extérieur.
Ainsi, malgré des caractéristiques exceptionnelles, les épisodes de canicule inédits que la France a connus cet été ont eu un impact sanitaire « modéré » en ce qui concerne les chiffres de surmortalité. Agnès Buzyn souligne que les efforts de prévention ont montré leur efficacité « Il y a eu très peu de mobilisation du système de santé, plus 3 % pour SOS médecins, entre 2 et 3 % des services d'urgence », a-t-elle expliqué. Ces efforts doivent être poursuivis pour toutes les classes d’âges et intensifiés en cas de vigilance rouge pour protéger l’ensemble de la population. « On voit bien que la prévention doit encore porter ses fruits dans le BTP, dans la restauration, chez les agriculteurs », a-t-elle ajouté.
Le bilan épidémiologique complet de l'été sera disponible fin septembre. 

Sources : France Info, Le Parisien, La DGS 08/09/2019
Commentaire
alindust
09/09/2019
J'avoue être assez amusé par la précision des chiffres donnés par la DGS !!! « 1 435 décès en excès sont imputables à la canicule, 567 lors de la première vague de chaleur et 868 lors de la deuxième, soit une surmortalité relative de 9,1 % ». Pour la prochaine édition, encore un petit effort et nous aurons droit aux virgules....
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