Yvelines : une belle histoire de pharmacien et de proximité

A 64 ans, Didier Treille, pharmacien depuis 40 ans, prend sa retraite. Une belle histoire de proximité relatée sur actu.fr.
« Il se destinait à devenir ingénieur agronome, rêvant d’intégrer les Eaux et forêts pour finalement faire une belle carrière de pharmacien ». Installé à Versailles (Yvelines) au 33, rue de la Paroisse, à l’angle de la rue Sainte-Geneviève, Didier Treille tenait la pharmacie devant l’église Notre-Dame depuis 1990, officine reprise après neuf ans d’assistanat auprès de Jacqueline Bourdoncle-Noyer succédant elle-même à son père, titulaire de la charge de Pharmacien du Parlement lorsque celui-ci siégeait à Versailles.
Retraite ou pas tout à fait ? « Pour ce qui sera une préretraite. Je continue à travailler pour faire des remplacements, afin d’arrêter en douceur ma carrière professionnelle », annonce Didier Treille qui quitte le quartier où il est né et a passé sa jeunesse. « Ma grand-mère, Marie David, tenait une mercerie dans l’immeuble voisin. Elle s’était installée en 1930. Les travaux d’élargissement de la rue Sainte-Geneviève, en 1968, l’avaient contrainte à quitter les lieux ».
Dans cette pharmacie versaillaise plus que centenaire, Didier Treille aura servi une clientèle fidèle, attachée à faire vivre un commerce de proximité. « Je suis garant de la bonne délivrance des médicaments, en fonction des pathologies de mes clients que je connais bien. Il m’est arrivé une fois d’être appelé d’Afrique du Sud par une cliente en voyage avec sa famille, dont l’un des enfants était malade et qui voulait avoir mon avis », se souvient-il ému. « Je retiens avant tout de ces années les rapports humains primordiaux autour de ce métier. Chose qui est en train de changer avec l’apparition de ces officines de grande taille, impersonnelles pour les clients. Avec la baisse des prescriptions, des prix du médicament, des pressions de la Sécurité sociale, augmenter la taille des enseignes, faire de la parapharmacie, devient économiquement nécessaire, mais change l’esprit du métier. Le conseil, la proximité, ce sont les fondamentaux du pharmacien », remarque Didier Treille.
Pour mieux répondre aux vagues de touristes chinois cherchant du lait infantile ou des lunettes loupe « J’ai un lexique pour me débrouiller », s’amuse-t-il. « Avoir pris en charge un client victime d’un œdème pulmonaire aigu, soigné des bobos sur la voie publique, vendu de la farine de moutarde destinée à un cheval ou du lait infantile pendant des nuits de garde, resteront pour lui des souvenirs indélébiles » peut-on lire sur actu.fr.

Source : Actu.fr 30/07/2019
Commentaire
AIN Bruno
02/08/2019
Bravo monsieur TREILLE pour ce parcours. Je suis dans le même cas que vous mais j'ai que 56 ans et un dernier enfant de 11 ans, donc je doit continuer jusqu a 67 ans comme la CAVP me le dit. Mais au jour d'aujourd'hui je me demande si il faut continuer un métier aussi passionant ou vendre ma pharmacie sur Marseille et faire des rempla ou autre choses avec mes filles/école de commerce master 2. Effectivement le métier a beaucoup changé il faut se mettre à la page mais le rapport qualité business ne suit pas dommage pour nous O n se lève désormais le matin pour la sécu après 6 ans d'études et des responsabilitées cela n'ai pas NORMAL. Cordialement B AIN
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