Projet de réforme des retraites : la CAVP a son mot à dire

La Caisse Assurance Vieillesse des Pharmaciens (CAVP) n’adhère pas aux préconisations présentées le 18 juillet 2019 par le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye et réaffirme sa volonté de prendre part aux négociations souhaitées par le Premier ministre pour promouvoir le modèle de retraite des pharmaciens libéraux associant répartition et capitalisation. « Ce modèle performant, durable et solidaire, adopté par de nombreux pays européens, répond aux enjeux de la protection sociale de demain » affirme la Caisse.
Bilan salué par l’IGAS, confiance de la profession et attachement de celle-ci à la capitalisation obligatoire, la CAVP considère qu’elle porte la responsabilité de contribuer positivement à la réforme du système de retraite lequel doit tenir compte, comme c’est le cas dans tous les pays européens, des spécificités liées à l’activité libérale. Elle demande que le principe d’autonomie et d’autoréglementation des professions libérales soit préservé au nom de l’intérêt général et que les spécificités professionnelles des pharmaciens libéraux (acquisition de l’outil de travail, différence de nature et variabilité du revenu d’un exercice sur l’autre, durée hebdomadaire effective de travail, âge de départ à la retraite, prise en charge intégrale des cotisations, etc.) soient reconnues. Son objectif reste la mise en place, au sein du futur régime universel, non seulement d’une assiette et d’un taux de cotisation adaptés mais aussi d’une gouvernance professionnelle, ainsi que des mécanismes de solidarité et des compensations techniques susceptibles d’assurer l’équité des droits. La CAVP souhaite également le maintien, en complément du futur régime universel par répartition, d’un régime additionnel de retraite par capitalisation, obligatoire et solidaire, géré par la profession dans le champ de la Sécurité sociale et non dans celui du marché de l’assurance régi par les règles de la libre concurrence et des seuls impératifs financiers. « À défaut, le montant des pensions servies aux futurs retraités serait drastiquement réduit (comme il l’aurait été pour les pharmaciens aujourd’hui si le régime de capitalisation n’avait pas été créé en 1962) et l’acceptabilité de la réforme serait profondément remise en question ». La CAVP soulève enfin la question du fondement juridique du futur régime. En effet, si l’État fixait le plafonnement de l’assiette des cotisations au niveau actuellement envisagé excluant ainsi du champ de la retraite tout autre intervenant, la réforme pourrait être déclarée non conforme à la législation européenne.

Source : CAVP 18/07/2019
Commentaire
Noel O
23/07/2019
La solidarité inter caisse a ses limites : 1°) Elle ne doit pas être univoque 2°) Les investissements effectués sur nos fonds personnels DOIVENT nous revenir 3°) Si on donne aux autres caisses, elles doivent s'aligner sur nos modalités de calcul de retraite...
lionel
22/07/2019
Donc, si je comprends bien, si la réforme en reste là nous allons payer 28,12% sur le 1er PSS puis 12,94% sur les 2ème et 3ème PSS et enfin le régime additionnel de retraite par capitalisation obligatoire et solidaire. Ma réflexion : c'est bien de penser à la retraite mais quand est-ce qu'on gagne des sous pour rembourser la pharmacie, élever ses enfants, avoir une maison, payer ses congés etc...etc...??? Avec en plus nos efforts de surcotisation des 5 dernières années qui n'auront servi à rien, à part être remis au pot commun pour éponger les régimes spéciaux et imprévoyants : c'est magnifique...
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