Les grossistes-répartiteurs veulent contribuer à lutter contre les ruptures

Agnès Buzyn a dévoilé le 8 juillet sa feuille de route pour lutter contre les ruptures d’approvisionnement. Les grossistes-répartiteurs saluent son ambition et réaffirment leur volonté de contribuer aux futurs débats pour renforcer la chaîne du médicament.
Dans ce cadre, les grossistes-répartiteurs, adhérents à la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP) ont formulé 2 propositions concrètes auprès du ministère qui s’inscrivent pleinement dans les grandes orientations décidées.
Ils souhaitent tout d’abord mettre en place, à chaque fois que nécessaire et à la demande de l’ANSM, un dispositif de sortie de rupture consistant à concentrer sur des établissements nationaux ou régionaux de répartition (établissements pivots) le réapprovisionnement du marché. Selon eux « un tel dispositif permettrait une allocation plus précise et plus rapide des quantités disponibles vers l’ensemble du réseau en fonction des besoins exprimés. Cela réduirait les délais de remise sur le marché et optimiserait ainsi l’accessibilité des patients à leurs soins ». Ils proposent d’autre part de mettre en œuvre leur expertise pour garantir une distribution adaptée aux besoins des officines lorsque les fabricants ne sont pas en mesure d’alimenter le marché dans les quantités suffisantes. « L’ANSM pourrait ainsi définir une allocation de produits par officine et confier aux grossistes-répartiteurs le soin de distribuer les médicaments en tension d’approvisionnement sur la base de ces allocations pour assurer une distribution optimale ». Il s’agirait d’éviter les phénomènes localisés de surstockage pour garantir à tous les patients concernés la possibilité de se fournir en médicaments dont ils ont besoin. Les grossistes-répartiteurs se réjouissent d’être enfin associés au DP-rupture qui permet actuellement aux pharmaciens de signaler aux fabricants les situations de ruptures, mais sans partage de cette information avec les répartiteurs dont le rôle est pourtant essentiel au sein de la chaîne de distribution du médicament.
 
Source : CSRP 09/07/2019
Commentaire
YLM
12/07/2019
Un autre point où l'on peut parler de double ou triple peine pour les officinaux : de mémoire nous avons une ROSP de stabilité sur les génériques pour les patients d'un certain âge et pour certaines classes de spécialités ; hors en 2019 les ruptures génériques se multiplient de jour en jour ceci quelque soit le laboratoire, dans ce contexte assuré la stabilité est impossible. Il serait utile de demander la suppression de rémunération à la stabilité.
maignan
11/07/2019
C'EST LE RATIONNEMENT OFFICIALISE !!!! Déjà que pour le non-remboursé, si on est dans un groupement, on n'est plus maître de certains achats, qui nous gavent littéralement par les flux "poussés", mais pour le remboursé, on va être gavés aussi par des décideurs grossistes qui agiront à notre place. Décidemment, on est de plus en plus libres, indépendants et libéraux !!!!
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