L'OMS alerte sur l'usage des cigarettes électroniques

Pourtant considérée par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) comme pouvant être utile « pour arrêter ou réduire la consommation de tabac des fumeurs », l'Organisation mondiale de la santé (OMS) juge la cigarette électronique « incontestablement nocive » pour la santé. 
Cela fait des mois que l’OMS met en garde sur les effets nuisibles de ces dispositifs, apparus sur le marché il y a moins de dix ans, sans pour autant pouvoir expliquer précisément pour quelles raisons et à quel degré. Ce rapport de l’OMS rendu public vendredi alerte une nouvelle fois sur l'usage nocif de la cigarette électronique « incontestablement nocive » selon elle. « Dans la plupart des pays où elles sont disponibles, les utilisateurs (d'e-cigarettes) continuent en général de fumer des cigarettes combustibles en même temps, ce qui présente très peu, voire aucun impact positif » sur la réduction des risques sanitaires, affirme l'OMS dans son rapport. 
Pour l'heure, les conséquences de l’e-cigarette sur la santé sont encore à l'étude et les conclusions manquent de recul. Le 30 janvier une étude réalisée chez 886 fumeurs et publiée par une équipe de chercheurs britanniques dans le New England Journal of Medicine, affirmait que les cigarettes électroniques étaient presque deux fois plus efficaces que les produits de substitution contenant de la nicotine, patches ou chewing-gums, pour le sevrage tabagique. En décembre dernier, l'APHP a lancé une enquête nationale sur l'efficacité des e-cigarettes dans le sevrage tabagique dont les conclusions ne seront connues que dans quatre ans. Cependant, selon les études déjà réalisées évaluant leurs effets sur la santé, peu semblent favorables (analyse réalisée par la rédaction de LCI).

Source : LCI 29/07/2019
Commentaire
David M.
01/08/2019
Je ne comprends pas le message véhiculé par l'OMS : une alerte sur un "usage nocif", voire "incontestablement nocive", sans pouvoir étayer d'aucun argument scientifique ou aucune étude cette affirmation. Ensuite, le rapport parle d'efficacité comme outil de réduction des risques. Ce n'est donc pas l'usage qui est nocif mais le bénéfice en tant qu'outil de sevrage qui est avancé comme nul, toujours sans référence. Je ne défends ni ne condamne la cigarette électronique. Par contre, j'attends mieux d'une agence mondiale de politique de santé qu'un rapport tirant des conclusions définitives d’à-priori ou d'opinions de comptoir. Parler de principe de précaution ou conclure qu'on ne peut pas conclure, c'est parfois plus sérieux.
Marchal Marie Odile
30/07/2019
Le problème se situe surtout au niveau des liquides et de leurs compositions tellement différentes.... A condition quelles soient connues.......
Ajouter un commentaire