Lyme : plus de 20 sociétés savantes publient leurs propres recos

24 sociétés savantes de spécialités ou instances représentatives dont le CNGE (Collège national des généralistes enseignants) et le CMG (Collège de la médecine générale) viennent de publier leurs propres recommandations sur la maladie de Lyme dans la revue « Médecine et maladies infectieuses », en marge de la HAS.
Ces nouvelles recommandations de sociétés savantes seront discutées aujourd’hui même aux Journées nationales d’infectiologie à Lyon.
Ces guidelines balayent l'existence de « symptômes persistants inexpliqués liés à la maladie. » Les patients présentant des symptômes persistants divers « attribués à une borréliose de Lyme » relèvent en très grande majorité d’« un autre diagnostic». Il est donc « recommandé de ne pas répéter ou prolonger les cures d'antibiothérapies » selon les experts. Les sociétés savantes recommandent toutefois aux médecins de prendre le temps de fournir des explications « détaillées et surtout personnalisées » à leurs patients, et d'éviter les simplifications abusives et stigmatisantes. Une longue liste de causes possibles pour des symptômes persistants au décours d’une borréliose de Lyme documentée ou suspectée a été établie.
Compte tenu de la continuité entre les formes localisées et disséminées précoces et de l’efficacité de la doxycycline en cas de neuroborréliose, cet antibiotique est privilégié en première intention pour le traitement de l’érythème migrans pendant 14 jours avec l’amoxicilline en alternative. Une simple morsure de tique ne justifie pas de réaliser un test de dépistage ni une antibiothérapie. 
Enfin, les spécialistes confirment la fiabilité des deux tests diagnostiques sérologiques, à faire en deux temps : un premier test (ELISA) pour le dépistage et en cas de positivité, une confirmation par immuno-empreinte (Western Blot). S’appuyant sur la moyenne des nouveaux cas confirmés depuis 2009, recensés par Santé publique France, les auteurs affirment aussi que l'incidence de la maladie est stable.
Ces textes ont été élaborés à la demande de la Direction générale de la Santé (ministère), qui a envoyé un courrier à la Spilf en septembre dernier pour lui confier « la coordination de l'élaboration de nouvelles recommandations pratiques concernant la prévention, le diagnostic, et le traitement de la borréliose de Lyme », afin de ne pas « laisser les professionnels de santé et les patients sans repères. »

Source : Le Généraliste 05/06/2019
Commentaire
alfred gillois
10/06/2019
quoiqu'il en soit, des mesures de prévention sont vraiment à prendre car ce risque est souvent sous-estimé, notamment par les forestiers, c’est reconnu comme une maladie professionnelle : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=244
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