L’OMS veut diviser par deux les erreurs médicamenteuses en 5 ans

En 2017, l’OMS a lancé une initiative mondiale dont l’objectif est de réduire de 50% les effets graves évitables des erreurs médicamenteuses d’ici 2022 dont le coût annuel est d’environ 42 milliards de dollars, soit près de 1% de l’ensemble des dépenses de santé mondiales. 
Cette initiative a pour objectif de remédier aux « faiblesses des systèmes de santé qui sont à l’origine des erreurs médicamenteuses et des graves conséquences qu’elles entraînent ». 
L’OMS articule son initiative autour de 4 axes : patients/public, professionnels de santé, médicaments/produits et systèmes et pratiques de médication. 
L’objectif est d’améliorer le processus de médication à chaque étape : prescription, distribution, administration, contrôle et utilisation des médicaments. En 2017, l’OMS a appelé les pays à prendre rapidement des mesures sur les thématiques suivantes : médicaments avec un risque élevé d’effets préjudiciables si mal utilisés, patients polymédicamentés ou en phase de transition thérapeutique.
En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique recevoir régulièrement des signalements d’erreurs médicamenteuses en lien avec le conditionnement et/ou l’étiquetage des produits. Selon elle, près de 30% des signalements sont en lien avec l’étiquetage, dont 40% concernent des formes orales solides (comprimés, gélules…). 
En 2018, l’ANSM a publié à l’attention des industriels ses recommandations sur l’étiquetage des médicaments​ délivrés avec ou sans ordonnance visant notamment à « faciliter l’identification du médicament et d’améliorer la visibilité, la lisibilité et la compréhension de son étiquetage, notamment des informations garantissant la sécurité des patients ». 

Source : MyPharma 31/05/2019
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