Corticoïdes : un sondage USPO sans appel sur les ruptures de stocks

Afin de témoigner concrètement auprès du Gouvernement et des agences de santé de la problématique des ruptures d’approvisionnement particulièrement préjudiciables pour les patients mais également pour l’image des acteurs de la chaîne de distribution du médicament, l’USPO a lancé un rapide sondage du 18 juin au 20 juin sur les ruptures de stocks de corticoïdes. Le résultat est sans appel !
Le sondage confirme les ruptures d’approvisionnement des corticoïdes et le rôle des grossistes-répartiteurs dans ces pénuries. Sur 628 répondants, 93% ont indiqué être en rupture totale ou partielle de corticoïdes par voie orale. Malgré les différents génériques, 56% des personnes interrogées n’ont pas réussi à disposer d’un stock minimum. Enfin, les pharmaciens sont plus de 90% à confirmer les actions de contingentement menées par les grossistes-répartiteurs et plus de 66% à souligner l’absence d’approvisionnement par le grossiste-répartiteur secondaire. 
Pour Gilles Bonnefond, président USPO, le temps de l’analyse doit maintenant laisser la place aux solutions, « La transparence et la responsabilité pharmaceutique dans la chaîne de distribution du médicament doivent être renforcées pour réduire les incidents et apporter la bonne information aux patients. Nous avons interpellé le ministère sur ces problématiques et présenté plusieurs propositions ».

Résultats du sondage : cliquez ici​

Source : USPO 26/06/2019
Commentaire
MuMa
29/06/2019
Tout à fait d'accord avec le fait que les grossistes subissent, comme les pharmaciens, les pénuries de médicaments. En effet, il suffit, en désespoir de cause, d'appeler le laboratoire pour découvrir que "non, il n'y a pas de pénurie, combien voulez-vous de boîtes ?" Je suppose qu'il est plus rentable pour le labo de vendre sa production à l’étranger puisque les médicaments y sont en général plus chers...
maignan
28/06/2019
Plus ça va, plus est visible le résultat de l'action de la Secu : mettre tout le système de santé à sa botte, plutôt qu'être elle, au service de la Santé. Ca fait penser au système communiste quand le moment de l'effondrement a été proche. Nos pauvres grossistes en plein bidouillages et rafistolages cubains et vénézuéliens, rationnement rebaptisé maitrise des dépenses,etc… Il va falloir bientôt, comme pour les Urgences, annoncer que les pharmacies de garde dans la France entière n'étant plus en mesure d'assurer leur mission pour cause de stock insuffisant, le service est suspendu jusqu'à retour à une situation plus saine.
YLM
28/06/2019
Attention : le contingentement par les grossistes a pour optique de servir l'ensemble des officines de leur panel de clients. Rendre les grossistes seuls responsables ses pénuries serait une erreur, comme nous ils subissent ; Dans le cas des quotas, ce sont les laboratoires qui sont à l'origine de ces faits. Il y a fort à parier que c'est la conséquence des accords passés avec l'Etat sur des non dépassements de CA annuels ou de volumes annuels. Que dire de la mondialisation de la fabrication des PA, de connivence entre les Etats et les laboratoires : il est plus facile de mettre le bilan carbone de cette pratique sous le tapis que de culpabiliser le bilan carbone du citoyen de base
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