Alerte à la pénurie de corticoïdes en France

Depuis quelques semaines, la France fait face à une pénurie de corticoïdes, notamment du Solupred, du Cortancyl, du Celestene, du Quenacort et du Diprostene.
Mi-mai, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) faisait part de « difficultés d’approvisionnement » de prednisone et de prednisolone et avait demandé « de limiter l'utilisation de ces spécialités aux situations où elles sont médicalement indispensables et sans alternatives » et les fabricants s'étaient engagés à puiser dans les stocks des autres États européens pour faire face à la situation. Depuis le problème semble s’être généralisé. 
Une pétition adressée à la ministre de la Santé a été lancée mercredi par le Professeur Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine de Paris pour demander des solutions rapidement. « Certains patients sont obligés de faire dix pharmacies pour trouver leurs comprimés. Les ruptures de stock sont de plus en plus profondes et elles concernent tous les corticoïdes : prednisone, prednisolone, produits pour infiltration... », a expliqué le Pr Berenbaum sur  francetvinfo.
L'alerte a également été relayée par le Syndicat national des médecins rhumatologues (SNMR). « Le 31 juillet 2019, avec l’accord de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, le laboratoire BMS retirera le KÉNACORT® 40 mg et 80 mg du commerce. Cette nouvelle consternante survient alors que le Diprostène®, commercialisé par le laboratoire MSD, est en rupture de stock et "serait" au mieux à nouveau distribué en juillet, voire en début d’année 2020… », écrit le SNMR dans un communiqué.

Source : Celtinews 24/05/2019 
Commentaire
Marie Guillot
26/05/2019
Le plus surprenant c'est quand une pharmacie vous répond qu'elle conserve les 3 boites restantes de Diprostène pour "ses plus fidèles clients" !!! (refus de délivrer un médicament (?) et ensuite que votre médecin refuse d'utiliser un autre médicament, ce qui fait que l'infiltration ne se fait pas et que vous devez souffrir en silence en attendant le bon vouloir d'un labo, d'un médecin voire d'une pharmacie…. Merci pour tout !!
Laribi Malika
26/05/2019
Comment je vais faire j'ai la polyarthrite et ça fait 20ans que je prend de la cortisone je n ai pas le droit d arrêter je suis en danger mon corps ne produit plus de cortisone
maignan
25/05/2019
Les labos ont décidé que pour les "économies au profit de la Securité Sociale" , ils avaient assez donné. Et le problème est sur la table,maintenant : OU C EST LA SECU --OU C EST LA SANTE !! Lequel des 2 faut-il préserver ?
YLM
24/05/2019
S'il n' y avait que les corticoides ... Actuellement 40 à 50 spécialités en ruptures quotidiennes sur 1 ou plusieurs semaines , je vous raconte pas s'il y avait un brexit dur à l'horizon...
alindust
24/05/2019
Il y a près de 20 ans les acheteurs des fabricants - qui n'y voyaient pas plus loin que le bout de leur nez ! - ont commencé à abandonner les chimistes européens car séduits par des offres commerciales chinoises et indiennes apparemment alléchantes...du moins pour l'immédiateté ! Peu à peu les chimistes européens traditionnels ne pouvant évidemment s'aligner ont donc dû abandonner certaines synthèses ...La chimie des actifs pharma s'est transportée peu à peu en Inde et en Chine...avec du meilleur et surtout du pire ! (cf. les derniers audits de l'Agence sur certains sites industriels exotiques...). Le dvpt des génériques et de la ss-traitance galénique a ensuite renforcé cette tendance...pas cher, donc on fabrique en Asie : simpliste et vue à très court terme... Total aujourd'hui : certaines molécules ne sont synthétisées par 1 seule usine au niveau mondial....et devinez quoi : le chimiste, naturellement limité en capacité, vend en conséquence au plus offrant. La France menant depuis des lustres une politique de bas prix....fait la queue. CQFD
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