Maladie de Lyme : l’échec du plan national dénoncé par les associations

Plusieurs associations de patients dénoncent « l’enlisement » dans lequel se trouve selon eux le plan national de lutte contre la maladie de Lyme et adressent une lettre à Emmanuel Macron ainsi qu’au Premier ministre et au ministre de la santé, réclamant une décision politique forte.
Le « plan Lyme », lancé en 2016 par Marisol Touraine pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de cette maladie a débouché sur de nouvelles recommandations de la HAS qui reconnaissent l’existence de symptômes « persistants et non expliqués » chez des patients qui se disent victimes de cette maladie.
La réalité de la forme chronique de la maladie de Lyme fait l’objet d’une controverse que la HAS a appelé à « dépasser » pour « répondre à la souffrance des patients », dont certains se trouvent en situation d’errance diagnostique et thérapeutique. Mais ses conclusions sont critiquées par l’Académie de médecine ou encore le Collège national des généralistes enseignants qui conseillent à tous les médecins « de pas (en) tenir compte ».
La Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques (FFMVT) qui regroupe trois associations de patients (France Lyme, Lympact, Le Relais de Lyme) ainsi qu’un collège de médecins et de chercheurs, propose « la création en urgence d’une Agence nationale des maladies vectorielles à tiques ». Cet organisme regrouperait instituts de recherche, autorités sanitaires, associations de patients et « sociétés savantes responsables ». Elle permettrait à la fois de contrer la « désinformation » des anti-Lyme chronique et servirait de « rempart contre les dérives pseudo-médicales et mercantiles qui sévissent dans ce domaine », plaide la FFMVT. Un autre collectif de six associations dont ChroniLyme, Lyme Sans Frontières et Le droit de guérir, a également dénoncé dans un communiqué « l’échec total du plan national » et demandé à être reçu par le Premier ministre Édouard Philippe, déplorant que les patients soient « les otages de la situation présente ».

Source : Sud-Ouest avec l’AFP 09/04/2019
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