Le moustique tigre présent sur la moitié du territoire dont Paris

Les autorités sanitaires viennent d’appeler à la vigilance envers le moustique tigre vecteur de plusieurs maladies, désormais présent dans la moitié des départements de métropole dont Paris. 
Durablement installé dans 51 départements en 2018 contre 42 en 2017 suivant le ministère de la Santé, Paris, jusqu'ici épargné, fait désormais partie des zones où le moustique tigre est implanté et actif, au même titre que la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et l'Essonne. 
La capacité du moustique tigre à transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika « en fait une cible de surveillance prioritaire durant sa période d'activité en métropole du 1er mai au 30 novembre », précise la Direction générale de la santé (DGS). 
Plus petit qu’un moustique commun, le moustique tigre est facilement reconnaissable grâce à ses rayures blanches et noires sur l’abdomen et les pattes, d’où son nom. Beaucoup moins craintif qu’un moustique commun, il n’attend pas la nuit pour piquer. Le moustique tigre peut transmettre des maladies comme le virus Zika, la dengue et le chikungunya s’il a piqué des personnes préalablement infectées. Certains symptômes doivent évoquer les maladies infectieuses. L’Institut Pasteur explique par exemple que la dengue « classique » se manifeste « après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole ». Dans les 3 à 4 jours, après une brève rémission, les symptômes peuvent s’intensifier (saignements, ecchymoses…). Ces symptômes peuvent se confondre avec ceux du chikungunya qui se manifestent après un délai d’incubation de 2 à 10 jours ou du virus Zika. Seules des analyses sanguines permettent d’isoler le virus et d’identifier les anticorps fabriqués par l’organisme. 
Il n’existe pas de traitement contre ces maladies mais il est possible d’en soulager les symptômes. Les répulsifs cutanés ou via des diffuseurs (à condition de garder les fenêtres fermées) peuvent être utiles. 

Source : LCI 29/03/2019
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