Projet de loi Santé : les 11 propositions de la FSPF

Face aux enjeux du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé : répondre aux défis que constituent les inégalités dans l’accès aux soins, vieillissement de la population, prévalence des maladies chroniques, la FSPF souhaite affirmer le rôle déterminant que peuvent jouer les pharmaciens, en coopération avec l’ensemble des professionnels de santé. Le syndicat a remis aux cabinets du Président de la République, du Premier ministre et de la ministre de la Santé, ainsi qu’aux rapporteurs de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, « des propositions visant à mobiliser les compétences des confrères dans l’intérêt de tous les patients, tout en préservant les principes fondamentaux d’organisation de la profession ».
Proposition n°1 : Revoir les critères de détermination du nombre d’adjoints obligatoires à l’officine. Quelques délivrances par an de médicaments chers peuvent artificiellement augmenter le chiffre d’affaires de l’officine et lui faire franchir le seuil obligeant le titulaire à recruter un pharmacien adjoint. La FSPF propose d’exclure du chiffre d’affaires la part résultant de la vente des médicaments coûteux au-delà de 1 600 € HT en 2019 puis de 1 930 € HT en 2020.
Proposition n°2 : Etendre le droit de substitution en cas de rupture d’approvisionnement.
Proposition n°3 : Permettre aux pharmaciens de dispenser sans ordonnance certains médicaments soumis à prescription obligatoire.
Proposition n°4 : Interdire l’ouverture du capital des officines via des obligations convertibles en action (OCA).  Les patients doivent être assurés de la prise en compte prioritaire de leur santé par les pharmaciens, à l’abri de toute pression financière extérieure contraire aux obligations déontologiques auxquelles ils sont soumis.
Proposition n°5 : Elargir le droit de substitution aux dispositifs médicaux.
Proposition n°6 : Valoriser la préparation des doses à administrer par une rémunération conventionnelle.
Proposition n°7 : Permettre la prise en charge par l’assurance maladie des substituts nicotiniques dispensés sur conseil pharmaceutique.
Proposition n°8 : Permettre à tous les patients du territoire de bénéficier de la télémédecine et des télésoins.
Proposition n°9 : Autoriser le droit de substitution pour les médicaments vétérinaires.
Proposition n°10 : Ouvrir des discussions en vue de rénover l’organisation des études pharmaceutiques. Le métier de pharmacien ayant considérablement évolué, les études menant à la pharmacie doivent prendre en compte ces évolutions et les intégrer dans la formation.
Proposition n°11 : Maintenir l’avis des représentants de la profession en cas d’ouvertures, cessions et transferts de pharmacies mutualistes. 

Source : FSPF 08/03/2019
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire