Les députés autorisent la prescription pharmaceutique

Dans le cadre de l'examen du projet de loi santé, les députés ont décidé mercredi en commission d'autoriser les pharmaciens à délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sur ordonnance pour des pathologies bénignes. 
L’amendement du rapporteur Thomas Mesnier (LREM) a été adopté en ce sens. Il « vise à permettre aux pharmaciens [...] de délivrer selon [un] protocole mis en place par la Haute autorité de santé des médicaments dont la liste serait fixée par arrêté dans le cadre de pathologies bénignes du quotidien » a expliqué Thomas Mesnier devant la commission des Affaires sociales. Cela se ferait « dans le cadre d'un exercice coordonné, qu'il s'agisse d'équipes de soins primaires, de maisons de santé pluriprofessionnelles, de centres de santé ou de communautés professionnelles territoriales de santé » et « sous réserve d'une formation ad hoc des pharmaciens sur ces dits protocoles et d'un lien obligatoire réalisé auprès du médecin traitant », a-t-il encore précisé. Un autre amendement du rapporteur a été adopté pour permettre aux pharmaciens de changer de médicament notamment lorsque celui prescrit connaît une rupture d'approvisionnement susceptible de mettre en jeu le pronostic vital du patient, sans l'accord préalable du prescripteur, mais conformément aux recommandations de l'Agence nationale de sécurité du médicament. 
Les députés ont aussi prévu, à l'initiative du rapporteur et de certains députés LREM, de permettre aux infirmiers d'adapter des traitements en fonction des résultats d'analyses de biologie médicale des patients. « Cette possibilité devra s'inscrire dans le cadre d'une équipe de soins primaires ou d'une communauté territoriale de santé », et « le médecin traitant devra être informé de cette adaptation de posologie », précise l'exposé de l'amendement. 
Agnès Buzyn a jugé « important de réussir à avancer sur le sujet », tout en exprimant des « réserves ». Elle a plaidé pour donner du temps à la négociation avec les syndicats de médecins, opposés à la mesure « pour trouver une voie de sortie par le haut ». 

Source : L’Express 14/03/2019 
Commentaire
ALBERT DE CERBERE
18/03/2019
On nous prend vraiment pour des c… Nous sommes la profession qui connaissons le mieux les médocs et nous n’avons pas le droit de prescrire, même les pédicures ont ce droit ......... aujourd’hui même des naturopathes arrivent à la pharmacie avec des ordos alors que cette profession n’a aucune reconnaissance légale de prescription et n’importe qui peut s’installer naturopathe...... alors faut arrêter ce cirque.
alindust
16/03/2019
Encore une usine à gaz....on en attend avec impatience les premiers couacs ! Difficile de faire mieux pour (ré?)activer les guéguerres potards toubibs.... J'adore le « sous réserve d'une formation ad hoc des pharmaciens sur ces dits protocoles..." Manquerait plus qu'ils demandent une contrepartie financière !
YLM
15/03/2019
Formation ad hoc des pharmaciens: je propose de faire bac +20; pour faire dans les infections urinaires basses comme nous faisons en rural : mener un interrogatoire (température , récidives douleurs démangeaisons associées) donner un pot à ecbu à la patiente , lui expliquer le prélèvement d'urine , mettre l'échantillon dans un vacutainer à urine dans l'attente du lundi matin où le labo passe; lui donner son sachet de fosfomycine avec explication de la posologie, lui dire de surveiller si besoin sa température , les douleurs et revoir son médecin traitant ou si besoin appel au 15
Ajouter un commentaire