La profession de pharmacien a fait sa révolution

Un article des Echos publié dimanche revient sur la transformation du modèle économique de la pharmacie. En 2014, les pharmaciens tiraient 81% de leurs revenus de la vente de boîtes. En quatre ans, leur modèle économique s’est inversé « La part de leurs revenus tirée de la marge réglementée, c'est-à-dire du nombre de médicaments vendus, a fondu. Elle devrait tomber à 26% en 2019, suite au transfert organisé de 750 millions d'euros de rémunération de la marge réglementée vers les honoraires ». 
L'ancien modèle basé sur les volumes de vente contrecarrait la politique de maîtrise du coût des produits de santé au détriment direct des pharmaciens. En 2017, la part de la marge réglementée est tombée à 37% et la signature de l’avenant conventionnel a permis la création de nouveaux honoraires. « Depuis cette année, en plus de rémunérer l'acte de dispensation et les ordonnances de plus de cinq lignes, l'Assurance-maladie paie un ‘honoraire ordonnance’, un ‘honoraire âge’ (patients de plus de 70 ans ou moins de 3 ans), et un ‘honoraire délivrance spéciale’ pour certains traitements sensibles ». 
En 2020, ces forfaits doivent monter en charge concomitamment à la baisse de la marge réglementée et un transfert supplémentaire de 500 millions d'euros devrait faire chuter la part de la vente de boîtes à 20% du total de la rémunération des pharmaciens.
Pour Philippe Besset, nouveau président de la FSPF « La réforme des honoraires nous rend éligibles aux avantages conventionnels dont bénéficient les autres professions de santé ». Il affirme dans les colonnes des Echos vouloir demander à l'Assurance-maladie de prendre en charge une partie des cotisations sociales de la profession, notamment pour le régime de retraite. 

Source : Les Echos 24/03/2019
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