Vente de médicaments à l’unité : une promesse au fond du placard

En janvier 2017, Emmanuel Macron faisait la promesse de campagne de mettre en place la vente de médicaments à l'unité parlant d’« impératif sanitaire, de nécessité économique et d’évidence environnementale ».
Deux ans après, RTL a mené l’enquête. Ni le ministère de la Santé, ni les entreprises du médicament, ni les pharmacies, personne n’a vraiment intérêt à l’appliquer.
Dans l’entourage de la ministre de la Santé, le dossier n’est toujours pas ouvert et pose des questions plus complexes que prévu. Vendre un comprimé tout seul, poserait un problème de sécurité. Un médicament sans emballage, sans boîte qui va avec et sans ordonnance, pose en effet la question de sa traçabilité, un problème technique qui inquiète le ministère.
Deuxième réserve soulignée par le Leem, celui du travail de sérialisation des médicaments qui vient d'être engagé pour mieux vérifier leur origine, en application d’une directive européenne. 
Enfin, les pharmaciens eux-mêmes n'ont pas du tout envie de cette réforme, synonyme pour eux, de plus de travail pour sortir les médicaments des boîtes, les déconditionner et les distribuer à l'unité. En bref, une perte de temps et d'argent pour réorganiser les stocks.
Résultat, la promesse de campagne a été rangée au fond de l'armoire à pharmacie…

Sources : RTL 19/02/2019 
Commentaire
Dr Gnon
22/02/2019
Quand on promet un truc qui s'avère être une grosse connerie, il vaut mieux ne pas le réaliser. La promesse en politique ça n'existe pas, c'est électoral. Un président précédent avait ouvert la voie, ça s'appelle tenir compte des réalités face à des promesses pas bien étudies quand elles ont été faites.
Moreau Defarges Thierry
21/02/2019
L'étude menée par l'Inserm n'a jamais été publiée et les économies théoriques évoquées sont marginales car cette dispensation à l'unité n'aurait un intérêt que pour un très petit nombre de produit . La sécurité de la délivrance doit rester un objectif majeur et les conditionnements actuels remplissent parfaitement cette mission.
Ben
21/02/2019
Cette idée nécessite des travaux coûteux au vu de l’etat Financier des officines, un travail de dingue pour reprendre un terme désormais connu, concernant la logistique. Nous n’avons pas fini d’avoir des soucis sur nos stocks, sans parler de comprimés sauteurs de séparation, qui augmentent le risque d’erreur lors des délivrances.
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