Pneumorel : retrait immédiat du marché et retour en pharmacie

Les autorités de santé annoncent le retrait immédiat du marché français de l'antitussif Pneumorel, des laboratoires Servier, sous toutes ses formes, en raison d'un risque cardiaque identifié d'après des données récentes. Il ne doit plus être consommé, et rapporté en pharmacie.
L’ANSM a retiré l’AMM du Pneumorel, aussi bien sous sa forme comprimé que sirop, à compter du 8 février 2019. « Pour les patients qui auraient déjà utilisé ces médicaments, il n'y a plus aucun risque dès lors que le traitement est arrêté, et ce, que le patient ait ou non présenté des symptômes cardiaques lors de son traitement par Pneumorel », assure l'ANSM dans un communiqué. Le principe actif du Pneumorel, le fenspiride, agit par des propriétés anti-inflammatoires et anti-histaminiques qui empêchent la constriction des bronches. Récemment, « des cas de troubles du rythme cardiaque sous fenspiride avaient conduit l’ANSM et l’Agence européenne des médicaments (EMA) à demander la mise en place d’études expérimentales complémentaires », explique l'ANSM. Les résultats ne sont pas favorables. « Ces nouvelles études ont montré que le fenspiride est susceptible d’augmenter l’intervalle QT », un des paramètres de l'activité cardiaque mesuré par l'électriocardiogramme (ECG).
Les autorités de santé européennes (EMA) conduiront « une réévaluation de l’ensemble de ces médicaments (…) en vue d’une décision harmonisée au niveau européen », rapporte l'ANSM. En attendant, les autorités françaises demandent aux patients de ne pas ou de ne plus utiliser leurs médicaments Pneumorel, les rapporter en pharmacie et s’adresser à leur pharmacien ou médecin en cas de besoin, d’autres médicaments contre la toux étant disponibles sur conseil pharmaceutique ou prescription médicale.
Les pharmaciens ne doivent plus dispenser de Pneumorel 0,2 pour cent, sirop ou de Pneumorel 80 mg, comprimé enrobé, recueillir les boîtes rapportées par des patients, en vue de leur destruction et rassurer les patients inquiets sur le fait qu’ils ne courent aucun risque dès lors que le traitement est arrêté. Bien sûr, les médecins se doivent de ne plus prescrire de Pneumorel 0,2 pour cent, sirop ou de Pneumorel 80 mg, comprimé enrobé.

Un numéro vert a également été mis en place pour toute question : 0800.00.39.36.

Source : ANSM 08/02/2019 
Commentaire
alindust
13/02/2019
En effet, excellente performance de nos experts !....qui tombent de l'armoire au point d'annoncer le retrait "immédiat" de Pneumorel ! Pourquoi ne pas engager un régiment de bénévoles pour réquisitionner à la ville comme à la campagne le moindre blister qui traîne ?
RADER Serge
13/02/2019
Nos autorités sont très performantes ! L'AMM du PNEUMOREL sirop date de 1973 et celle des comprimés de 1977. Donc 46 et 42 ans pour s'en rendre compte.... Quand feront-elles le même constat sur la composition délétère des vaccins qui endommage nos bambins. D'après les data bases du VAERS, sur 2004/2015, aucun décès par rougeole aux USA, par contre 108 décès enregistrés après vaccin rougeoleux.
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