Maladies chroniques : le sport comme médicament selon l’INSERM

Un rapport « d'expertise collective » de l’INSERM de 805 pages, demandé par le ministère des Sports, insiste sur le fait que le sport devrait être prescrit « de façon systématique et aussi précocement que possible dans le parcours de soin » de millions de personnes atteintes de maladies chroniques. Le groupe de dix experts recommande également que « l'activité physique, soit prescrite - avant tout traitement médicamenteux - pour la dépression légère à modérée, le diabète de type 2 , l'obésité », et l'artérite des jambes.
Selon les experts, cela permettrait d'éviter, selon les cas, des hospitalisations, des récidives, voire d'augmenter leur survie ou plus simplement de réduire par la fréquence de symptômes (asthme), des douleurs (arthrose des membres inférieurs), donc améliorer la qualité de vie.
Pour développer la pratique sportive chez les personnes malades, l'Inserm préconise le développement de partenariats avec les organisations de loisirs (fédérations sportives, clubs, associations...) pour accompagner les patients. En cardiologie, « pour le post-infarctus, seulement 30% des patients éligibles sont orientés en centre de réadaptation (réentraînement à l'effort) pour bénéficier de programmes adaptés », déplore Thibaut Guiraud, expert du chapitre cardiovasculaire qui dénonce également auprès de l’AFP le manque de places et de structures dans le cadre de la prévention secondaire.
Depuis le 1er mars 2017, les médecins ont la possibilité de prescrire de l'exercice physique à leurs patients atteints d'une affection de longue durée comme le diabète, la maladie de Parkinson ou encore la sclérose en plaques mais alors qu'un Français sur quatre est atteint d'une maladie chronique, la pratique peine à se généraliser.

Source : LCI 15/02/2019
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