Evolution du paysage officinal et des groupements

« Groupements, le paysage officinal se redessine » tel était le thème du débat organisé dimanche dans le cadre des Rencontres de l’officine avec la participation des présidents de Giphar, PHR, Pharmacorp, Giropharm, HPI Totum et avec la contribution de Serge Gilodi, consultant spécialisé.
Environ 50 groupements locaux et régionaux sont dénombrés, 30 réseaux à vocation nationale, sans compter Mc Kesson, groupe de dimension internationale qui intègre désormais deux marques en France. Groupements, coopératives, GIE qui se créent encore chaque jour, l’offre pourrait paraitre pléthorique. Quel rôle pour les groupements et quelle évolution du paysage ? Chacun a dressé ce qui pour lui était son rôle essentiel : libération du back office, accompagnement du patient, promotion du pharmacien, anticipation des évolutions métiers et environnement, pouvoir de lobbying, négociation des conditions d’achat, support au quotidien… Aucun doute, il est difficile voire impossible aujourd’hui d’exercer le métier de pharmacien en solitaire et l’offre est suffisamment vaste pour s’y retrouver en termes d’intérêt comme de valeurs. Taille critique, agilité, engagement des adhérents, de nombreux critères de succès se font jour avec au final trois conditions de choix d’une enseigne. Le prix reste le premier critère malgré un discours qui tend à minimiser cet aspect. Les conditions d’achat apparaissent comme un préalable nécessaire même si aujourd’hui, elles sont relativement proches. L’adéquation à l’ADN du groupe, à sa vision et ses valeurs sont essentielles. Les contenus de la marque et des services prennent de plus en plus d’importance et la taille, condition forte d’investissement dans l’innovation, devient critique par excellence. Le financement de l’innovation, la capacité à valoriser les nouveaux services sont au cœur du sujet. Le modèle coopératif, essentiellement français est-il en mesure de résister à la valeur perçue par le client dans un contexte où la capacité à innover ne vient pas des métiers traditionnels mais de celle à mobiliser des moyens (exemple : Amazon) ? L’Etat devrait-il demain financer la livraison à domicile dans une approche d’égalité d’accès aux soins ? Des deals sont-ils à construire avec les nouveaux entrants sur le marché officinal ? Les questions restent nombreuses… Reprenons en conclusion le message formulé par Lucien Bennatan, Président groupe PHR « Soyons d’abord bons et forts sur les missions sur lesquelles on nous attend ». Cette année, 16 groupements étaient présents sur les Rencontres de l’officine. 
  
Source : Rencontres de l’Officine 10/02/2019 
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