Ce qu'il faut manger pour éviter le cancer du côlon

Alors que le cancer du côlon représente la deuxième cause de mortalité par cancer en France, des chercheurs ont découvert des aliments capables de diminuer les risques de son développement. D’après leur étude parue ce mois-ci dans la revue Asia-Pacific Journal of Clinical Oncology, l’ail, l’oignon et le poireau seraient à privilégier.
Ces conclusions reposent sur l’étude de 833 patients souffrant de cette maladie et autant de personnes en bonne santé. Les adultes qui consommaient beaucoup d’oignons, d’ail et de poireaux avaient 79% de risques en moins de développer un cancer du côlon que les autres, sachant que dans l’étude, plus les participants mangeaient de légumes de la famille des Alliums, plus ils étaient protégés (…).
Au mois de juillet, des chercheurs avaient déjà découvert que boire des sodas avec édulcorant serait associé à un meilleur pronostic vital. « Une consommation plus élevée de boissons artificiellement sucrées peut être associée à une réduction significative de la récidive du cancer et du décès chez les patients atteints d'un cancer du côlon de stade III (…). Pour les patients présentant un cancer du côlon, et qui ont du mal à cesser de boire des boissons sucrées, choisir des édulcorants pourrait leur éviter les effets négatifs de boissons sucrées », écrivaient notamment les chercheurs.
En France, le cancer du côlon se situe, tous sexes confondus, au troisième rang des cancers les plus fréquents et survient en grande majorité chez les personnes âgées de 50 ans et plus. Selon le stade du cancer, plusieurs traitements peuvent être proposés : la chirurgie seule en cas de lésion très localisée, le traitement chirurgical avec curage ganglionnaire et chimiothérapie adjuvante quand le mal a atteint les ganglions, et la chirurgie du côlon et des organes métastasés en cas de métastases. Cette dernière pourra être suivie ou précédée d’une chimiothérapie voire d’une thérapie ciblée.
A noter que la mortalité par cancer du côlon diminue régulièrement depuis 1990, notamment grâce à un meilleur accès au dépistage. D’après les derniers chiffres de l’INCA, elle a diminué de 1,5 % par an en moyenne chez l’homme et de 1,1 % par an en moyenne chez la femme entre 2005 et 2012.

Source : PourquoiDocteur ? 24/02/2019
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