Afipa : une approche de l’automédication centrée sur le pharmacien

À l’occasion de la présentation annuelle des chiffres du marché, l’Afipa présente sa démarche stratégique pour 2019 articulée autour de 3 piliers : mener un dialogue constructif et responsable avec les autorités de santé (bonnes pratiques, lutte contre le mésusage, information), développer un accompagnement renforcé du patient à l’officine (arbres décisionnels pour les consignes au comptoir, inscription obligatoire au dossier pharmaceutique) et valorisation des bénéfices de l’automédication.
« Si l’on compare aux pratiques d’autres pays européens, on constate que l’automédication est insuffisamment reconnue en France. De par mon expérience à l’étranger et plus particulièrement en Asie – où la prévention fait partie intégrante de la politique de santé – j’ai pu constater le bénéfice d’une telle stratégie. Il faut changer cet état de fait ! ». indique Franck Leyze, président de l’Afipa.
Pour la première fois depuis 5 ans, le selfcare marque un temps d’arrêt dans sa progression. Les performances des compléments alimentaires (+8,4% en valeur) et des dispositifs médicaux (+2,8%) ne parviennent pas à compenser la baisse de l’automédication (-4,6%). Le relistage de certains médicaments, la baisse structurelle du trafic en officine et le décalage de l’épisode grippal en début d’année expliquent en partie ce phénomène. Parallèlement, le marché du selfcare fait face à des évolutions à long terme comme les nouveaux modes de consommation qui s’orientent vers davantage de naturalité, la fragmentation du parc officinal et le développement de grosses officines qui entraîne une concentration du marché. Malgré cet environnement complexe, l’évolution des comportements des Français, les défis démographiques et organisationnels offrent autant d’opportunités avec un rôle de plus en plus prégnant du pharmacien d’officine dans l’accompagnement des patients.
L’automédication joue en effet un rôle important dans la prise en charge des pathologies du quotidien ne nécessitant pas de consultation médicale et constitue, dans de nombreuses situations, la première étape du parcours de soins des patients. Le pharmacien, souvent acteur de premier recours, peut accompagner l’automédication par une information et un conseil adapté. Pour le médecin généraliste, l’intérêt est de pouvoir se concentrer sur les situations qui requièrent une consultation. « Notre projet, va dans le sens d’une coopération plus étroite entre pharmaciens et médecins pour une répartition optimale des rôles dans le cadre du parcours de soins du patient » affirme Franck Leyze.

Source : Conférence de presse Afipa 05/02/2019 
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