Un début de négociation sous pression entre les libéraux et la Sécu

Les professionnels de santé libéraux et l'Assurance maladie ont rendez-vous aujourd’hui pour ouvrir une négociation visant à généraliser le travail en équipe au sein de « communautés territoriales », le gouvernement prévoyant déjà de légiférer par ordonnances faute d'accord d'ici fin avril.
Selon le gouvernement, la multiplication des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) a pour but de mailler le territoire national et ainsi garantir l'accès à un médecin traitant. Il existe actuellement 200 CPTS, chacune associant des médecins, infirmiers, pharmaciens, kinés et autres soignants libéraux pour organiser des consultations sans rendez-vous, des programmes de prévention, ou encore le maintien à domicile de personnes âgées.
L'objectif de cette mesure phare du plan « Ma Santé 2022 » est d’arriver à 1 000 CPTS d'ici la fin du quinquennat. Pour ce faire, Agnès Buzyn, a demandé à la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) de discuter « avec l'ensemble des représentants des professionnels de santé dans le cadre d'un accord conventionnel interprofessionnel ». La ministre leur a laissé jusqu'à « fin avril » pour déterminer « un socle commun de missions des CPTS » incluant les priorités de l'exécutif, ainsi qu'un « financement pérenne » pour ces structures. Son projet de loi sur l'organisation et la transformation du système de santé, qui doit être transmis prochainement au Conseil d'Etat, prévoit déjà d'autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances si la négociation n'aboutit pas dans le délai imparti. Ce choix a été immédiatement dénoncé par la FNI côté infirmiers ou encore le SML côté médecins qui s’inquiètent d’une négociation sous la menace et s’interrogent sur la réelle intention de cette négociation. Les dés seraient-ils pipés ?
  
Source : CBanque 15/01/2019 
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire