Epi-Phare : structure publique en épidémiologie des produits de santé

Fin 2018, Dominique Martin, directeur général de l’ANSM et Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, ont signé une convention afin de créer un groupement d’intérêt scientifique (GIS) en pharmaco-épidémiologie et épidémiologie des dispositifs médicaux appelé Epi-Phare.
A partir du mois de janvier, Epi-phare réunit les deux équipes (environ 25 médecins, pharmaciens, statisticiens…). Les informations issues de leurs travaux visent notamment à éclairer la prise de décision par les autorités de santé. Ce fut le cas notamment sur l’exposition in utero à l'acide valproïque (Dépakine et Dépakote) et aux autres traitements de l'épilepsie et des troubles bipolaires et les risques associés pour les enfants, la survenue de méningiome parmi les femmes traitées par acétate de cyprotérone (Androcur), la sécurité des vaccins anti-HPV, la survenue d’accidents thromboemboliques veineux en lien avec les contraceptifs oraux combinés…ou encore à la nouvelle formule du Levothyrox.
Le GIS pilotera et coordonnera des études épidémiologiques en vie réelle sur les produits de santé selon un programme de travail structuré ciblant notamment le mésusage, les populations considérées comme fragiles (personnes âgées, nourrissons et enfants, femmes enceintes, populations défavorisées…) ou les nouveaux médicaments, ainsi que des études sur la sécurité des médicaments et des dispositifs médicaux.
Le GIS apportera son expertise dans l’évaluation d’études réalisées par d’autres acteurs (équipes académiques ou laboratoires pharmaceutiques). Cette structure d’expertise publique, soutenue par le Ministère des Solidarités et de la Santé, a vocation à se développer, se renforcer et s’ouvrir à d’autres institutions opérant dans le domaine des produits de santé.

Source : ANSM 22/01/2019
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