A Montluçon et Désertines : les pharmaciens inquiets pour leur avenir

Vingt et un pharmaciens montluçonnais et biachets ont ou vont installer de grandes affiches vertes dans leurs vitrines, et lancer une campagne d’information via des sacs contenant les médicaments, pour mettre en avant leurs compétences et défendre leur métier.
Il s’agit de la première action du collectif « Sauvons la pharmacie à Montluçon », créé à Pâques dernier. Depuis 2010 au moins quatre officines ont définitivement fermé à Montluçon. « Les prochaines à le faire, ce sera les pharmacies de quartier. On ne veut pas que ça se passe un peu comme pour les petits magasins de proximité, qu’il ne reste plus que des grandes surfaces du médicament », déclarent les pharmaciens qui affirment « répondre à la demande des habitants, les aider, les conseiller, les soigner. On est là pour eux alors on souhaite que les personnes continuent de faire vivre leur pharmacie, ce service de proximité ».
Par le biais de leur action, ces professionnels souhaitent rappeler le service, l’écoute, le conseil ou encore la bienveillance qui est la leur. « On passe du temps avec les clients et c’est très important. On ne comptabilise pas le temps passé avec eux. Le médecin est obligé de se dépêcher, nous on prend notre temps ».
Les pharmaciens, souvent les premiers consultés en cas de problème, sont aussi primordiaux pour le maillage territorial. « Quelqu’un qui se blesse, par exemple, va venir à la pharmacie. On va lui faire un pansement mais on ne facture pas, c’est du service et on prend plaisir à le faire ». Idem pour le suivi de personnes souffrant de problèmes de tension lorsque le médecin le demande. « On récupère pas mal de choses en fait, mais on est vraiment dans le service. Et c’est pour ça qu’on se bat, parce qu’on offre ce service à la population ». Côté grippe, leurs vaccinations sont d’ailleurs un succès.

Source :  La Montagne 02/01/2019
Commentaire
bourgois patrice
04/01/2019
felicitations à nos confreres montluçonnais, qui ont su s'unir pour communiquer dans la presse régionale la paupérisation des officines de quartier.
Frédéric
04/01/2019
Peut être aussi que 24 pharmacies pour 41 000 habitants c'est un peut trop ? Je ne dénigrent pas la pharmacies rurales qui sont a moins d'1M. Mais juste les 4 pharmacies qui ont fermées ont permis au 24 autre de récupérer plus de 250 patients et de gagné un qualité de conseils. (je sens que je vais me faire lyncher) surtout quand je vois 9 pharmacies sur le même grand axe routier.
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